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RESULTATS ET ANALYSE DU PISA 2012

RÉSULTATS PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves )2012

faits marquants : en mathématiques :

- le système s’est dégradé par le bas entre 2003 et 2012 : il y a à peu près autant d’élèves très performants, mais surtout beaucoup plus d’élèves en difficulté, avec un recul similaire des filles et des garçons : l’écart entre les 10% d’élèves les plus performants et les 10% les moins performants s’est creusé et la France présente l’écart de performance le plus important après Israël.

En compréhension de l’écrit et en sciences :
- le constat est identique : la proportion d’élèves peu performants a augmenté dans les mêmes proportion que celle des élèves très performants.
- L’écart des performances entre les sexes s’est creusé entre 2000 et 2012 en faveur des filles : la progression en compréhension de l’écrit est principalement due à l’amélioration des résultats des filles.

- Après une sérieuse baisse de sa performance en compréhension de l’écrit (20013, 2006), la France a entamé une progression depuis 2009 et qui se confirme aujourd’hui.

L’égalité des chances dans l’apprentissage :

- En France, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée que dans la plupart des autres pays de l’OCDE

- Le système d’éducation français est plus inégalitaire en 2012 qu’il ne l’était 9 ans auparavant. En France, lorsqu’on appartient à un milieu défavorisé, on a clairement aujourd’hui moins de chance de réussir qu’en 2003. Ces élèves sont également moins impliqués, attachés à leur école, persévérants, et beaucoup plus anxieux par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE

- Les élèves issus de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté. (La proportion d’élèves issus de l’immigration se situant sous le niveau 2 de compétences en maths ne dépasse pas 16% en Australie et au Canada, mais atteint 43% en France)

Le manque d’équité du système français se traduit en termes de classement dans l’enquête PISA, par un écart de 20 places si l’on compare les performances des élèves issus des milieux les plus défavorisés à celles des élèves issus des milieux les plus favorisés. (c’est l’écart le plus marqué de tous les pays participant au PISA)

L’environnement pédagogique et l’engagement et la motivation des élèves :

-  Le nombre de redoublements en France a significativement diminué depuis 2003, mais reste toujours élevé, avec 28% des élèves de 15 ans ayant indiqué avoir redoublé au moins une fois (contre 12% en moyenne dans les pays de l’OCDE)

- La France compte toujours parmi les pays où le niveau d’anxiété est le plus élevé : système où se mêlent plaisir d’apprendre et anxiété d’être évalué. Ce sont les filles qui se sentent moins sûres d’elles pour résoudre de problèmes mathématiques et sont beaucoup plus anxieuses vis-à-vis des mathématiques que les garçons.

- La France compte parmi les pays où les élèves ont le moins confiance en eux concernant leurs compétences en mathématiques et font le moins preuve de persévérance pour résoudre des problèmes de mathématiques.

- En France, les élèves issus d’un milieu socio-économique défavorisé n’ont pas seulement des résultats nettement inférieurs, ils sont aussi moins impliqués, attachés à leur école, persévérants, et beaucoup plus anxieux par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE.

- La proportion de garçons et de filles dans les groupes d’élèves en difficulté est à peu près identique, mais la proportion de garçons dans les groupes d’élèves les plus performants est bien plus élevée que celle des filles.

LIENS : http://pisa.educa.ch/fr

 

Extrait de l’article du CAFE PEDAGOGIQUE : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2013/Pisa2012.aspx Vincent Peillon avait annoncé une dégringolade de l’école française dans le nouveau Pisa 2012. Il n’en est rien. Le niveau baisse un peu en maths. Il s’améliore en compréhension de l’écrit et reste stable en sciences. Mais tout cela cache l’essentiel : le système éducatif français fabrique toujours des élites. Mais il produit aussi un nombre croissant d’élèves de plus en plus faibles. Dans la première classe tout va bien. Mais à fond de cale le bateau coule. Ce n’est pas l’école de l’élite mais celle de la République qui sombre.

 

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