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8 septembre 2009

Courrier commun parents

Un courrier commun du SNUipp et de la FCPE Val d’Oise à télécharger et à distribuer aux parents.

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Lettre parents recto
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Lettre parents verso

RECTO

Madame, monsieur,

La rentrée marque le début d’une nouvelle année scolaire que nous souhaitons riche en réussites à toutes et à tous. Parents, enseignants nous savons tous combien chaque année l’acquisition des savoirs est décisive pour l’avenir des enfants. Dans les premiers jours de cette nouvelle année scolaire, il nous parait important de faire le point sur la situation de l’école.

Avec cette rentrée débute la seconde année de mise en œuvre de nouveaux programmes dans l’école primaire qui font l’impasse sur le développement de l’enfant, les activités de réflexion et de compréhension. C’est également l’an II de l’aide personnalisée, un dispositif qui ne peut faire office d’aide spécialisée. Le ministère n’a pas jugé utile de l’évaluer, ce qui serait pourtant indispensable pour mesurer ses effets sur les résultats des élèves et sur le travail des enseignants.

Le Ministre de l’Education Nationale prétend que, malgré la suppression de 13 500 postes à cette rentrée, le taux d’encadrement (nombre d’enseignants devant 100 élèves) reste constant. Et pourtant dans notre département les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque, pour la première fois depuis 2005, ce taux est en baisse avec comme conséquence directe l’absence d’ouvertures de classes dans plusieurs écoles ayant des effectifs au-dessus des normes départementales. Les écoles du Val d’Oise vont fonctionner globalement avec des effectifs plus importants et avec des moyens d’enseignement et d’accompagnement réduits. Dans ces conditions, la situation du remplacement sera très tendue.

Le Ministre de l’Education Nationale prétend réduire le nombre d’élèves rencontrant des difficultés. Il supprime les postes de RASED (43 sur 293 dans le Val d’Oise !) et se contente de la mise en place des heures de soutien ou des stages de « remise à niveau » pendant les vacances. Nous savons au contraire que les actions de prévention et de traitement des difficultés scolaires se conçoivent essentiellement pendant le temps scolaire.

Le Ministre de l’Education nationale prétend être le « ministre du dialogue ». Et pourtant malgré les profonds bouleversements de l’école liés aux décisions de son prédécesseur, imposés dans la précipitation et sans concertation, les signes d’un dialogue constructif tardent à venir. Malgré l’opposition de tous les acteurs de l’éducation (enseignants, chercheurs, Présidents d’Universités…) le ministre a publié au creux de l’été les textes officiels qui modifient profondément le recrutement et font disparaître la formation professionnelle des enseignants. Dans le même temps, il confirme la suppression de 16 000 postes dans l’Education Nationale à la rentrée 2010.

Pour la réussite des élèves, d’autres choix sont nécessaires : réduire les effectifs par classe, développer le travail en équipe, mettre en place des dispositifs d’aide sur le temps scolaire, assurer une formation initiale et continue des enseignants de qualité, développer la maternelle, renforcer le lien avec les familles...

Nous appelons à organiser rapidement des réunions locales rassemblant parents, enseignants et tous les partenaires de l’école pour débattre des enjeux actuels, des défis à venir et construire ensemble des alternatives qui répondent à la question de la réussite de tous.

Kamel OULD BOUALI Secrétaire Départemental SNUipp-FSU Val d’Oise

Manuel ALVAREZ Président FCPE 95

VERSO

Quelle école pour demain ?

Depuis deux ans, les ministres de l’Education Nationale enchaînent les « réformes ». A chaque fois des nouveaux dispositifs sont mis en place sans concertation avec les enseignants ou les différents partenaires de l’école. Plus que quelques aménagements à la marge, c’est une nouvelle école qui se dessine. Nous, parents, enseignants, sommes inquiets et craignons que l‘école que l’on veut nous imposer ne permette pas d’assurer une meilleure réussite de tous nos élèves.

Le soutien : aide personnalisée

Si pour tous les enseignants, l’aide aux élèves en difficulté est une préoccupation majeure, la plupart d’entre eux doutent de l’efficacité réelle du soutien mis en place l’année dernière. En effet, ce nouveau dispositif ne respecte pas les rythmes de l’enfant en alourdissant la journée de travail des élèves les plus en difficulté. La question des rythmes scolaires et de l’enfant doit être réinterrogée.

Jusqu’à présent le ministère de l’Education Nationale n’a réalisé aucune évaluation de ce dispositif. Nous pensons qu’il existe d’autres manières d’aider les élèves en difficulté : en travaillant plus souvent en petits groupes pendant le temps scolaire, en formant plus d’enseignants spécialisés notamment.

RASED : irremplaçables !

L’exceptionnelle mobilisation autour de la défense des RASED, a contraint le ministère à annoncer le maintien de 1500 personnels E et G sur les 3000 fermetures initialement prévues et à revenir sur sa volonté de suppression des RASED. Mais la baisse drastique des départs en formation demeure et nous restons donc vigilants. Dans le Val d’Oise, c’est 43 postes qui ont été fermés.

Les enseignants spécialisés ont une formation professionnelle complémentaire sanctionnée par un diplôme. Ils ont donc acquis des compétences pour à la fois analyser la situation des élèves en grande difficulté et les aider. L’aide personnalisé ne peut pas remplacer les RASED. Nous pensons bien sûr qu’il faut revenir sur ces suppressions de postes et même en créer davantage pour permettre la réussite de tous les jeunes.

La formation des enseignants

Dès 2010, les enseignants seront recrutés après un cursus universitaire de 5 années après le bac. Durant leur année de Master 2, les étudiants passeront le concours et auront un poste dès la rentrée suivante sans réelle formation professionnelle spécifique. Si le niveau de recrutement augmente, cela ne signifie pas qu’il en est de même pour le niveau de qualification. Nous sommes très inquiets quant au devenir de la partie professionnelle de cette formation.

Enseigner est un métier qui ne s’improvise pas mais qui s’apprend ! Il faut élever le niveau de qualification des enseignants et améliorer leur formation professionnelle.

Budget 2010 :

plus d’élèves, moins d’enseignants…

Dans sa logique de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, c’est près de 6000 postes dans le primaire qui ont été supprimés à cette rentrée alors que 14000 élèves supplémentaires étaient attendus. Pour le Val d’Oise, cela se traduit par seulement 10 postes pour 1200 élèves en plus à cette rentrée. Le taux d’encadrement est en baisse, les effectifs dans les classes sont en hausse.

Pour septembre 2010, le ministre de l’Education Nationale a déjà annoncé la suppression de 16000 postes quand le nombre d’élèves continue d’augmenter. Comment imaginer que c’est en diminuant le nombre d’enseignants que l’on va lutter contre l’échec scolaire ?

La situation de crise internationale que nous traversons nécessite au contraire de développer l’investissement et l’emploi dans les services publics et particulièrement dans l’école. Faire réussir tous les élèves prend une importance d’autant plus forte dans cette période. Cela doit devenir une priorité et une urgence !

Les nouveaux programmes

Deux heures en moins par semaine, avec des programmes alourdis, c’est forcément moins de temps pour les activités qui contribuent au développement de la culture générale et à l’épanouissement des enfants. Le rôle de l’école n’est-il pas aussi d’apporter à tous les enfants une ouverture culturelle ?

L’école maternelle

L’école maternelle française est encore trop souvent dénigrée et menacée alors qu’elle est reconnue dans le monde entier comme un vrai lieu d’éducation, d’apprentissages et comme un modèle. La scolarisation des moins de 3 ans continue à baisser, passant de 21,3% en 2007/2008 à 18,4% en 2008/2009 (8,5% dans le Val d’Oise).

Après les mobilisations de l’an dernier, le ministre a été contraint de reconnaître le professionnalisme des enseignants de maternelle. Pourtant, c’est 50 000 places qui manquent en maternelle si l’on se réfère aux taux de scolarisation des 2-3 ans en 2002-03. La création des jardins d’éveil confirmée par Nadine Morano fragilise la place des tout-petits à l’école. Plusieurs études ont d’ailleurs montré que l’école maternelle, et plus particulièrement la scolarisation des jeunes enfants, permet de lutter contre l’échec scolaire.

Ensemble, construisons une Ecole

qui permette à chaque enfant

de s’épanouir et de réussir !

 

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