www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 95

Recherche par mots clé

Vous êtes actuellement : Archives  / Archives 2009-2010 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
1er avril 2010

CAPD du 1er avril 2010 : déclaration

Déclaration du SNUipp Val d’Oise à la CAPD.

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Mesdames et Messieurs,

Plusieurs décisions récentes soulèvent déception, colère et indignation chez les enseignants car certaines ne reconnaissent pas les exigences de leur métier au travers d’une véritable revalorisation et d’autres réduisent notablement les possibilités qu’ils ont d’accéder à des droits reconnus aux fonctionnaires et aux salariés du privé. De même, certaines de ces décisions font des enseignants, les rares salariés français qui doivent payer pour travailler et enfin d’autres mesures ont pour résultat d’augmenter une charge de travail déjà trop importante…

Revalorisation :

Cette semaine, le ministre vient d’annoncer des mesures qui sont loin de répondre à une réelle revalorisation de tous les enseignants et ne correspondent pas aux engagements présidentiels. Elles laissent trois enseignants sur quatre sans aucune mesure de revalorisation et elles se limitent à compenser dans une certaine mesure le différentiel induit par la réforme de mastérisation qui crée un décalage de l’entrée dans la carrière. Le SNUipp rappelle qu’il n’est pas acceptable que ces mesures soient financées par les économies réalisées par les suppressions de postes et renouvelle son exigence de mesures qui concernent l’ensemble de la profession.

Temps partiel :

Dans le Val d’Oise, comme dans de nombreux autres départements, nous assistons à une véritable remise en cause de dispositions permettant aux collègues d’exercer à temps partiel selon les quotités choisies. En particulier la possibilité pour les enseignants d’exercer à 80% est aujourd’hui non proposée et donc non reconnue dans la circulaire départementale. Nous dénonçons vigoureusement ces orientations qui conduisent à réduire les droits des personnels. Il est inacceptable et insupportable que les enseignants du 1er degré se voient refuser des modalités d’organisation de leur service dont bénéficient d’autres fonctionnaires. Les enseignants n’ont pas à faire les frais d’une politique de restriction budgétaire.

Nous demandons que la quotité de 80% soit réinscrite dans la circulaire départementale. De façon plus générale nous demandons la mise en application de la note de service n° 253-2005 du 23 mars 2005 qui recommandait aux Inspecteurs d’Académie « d’examiner chaque demande avec la plus grande attention afin de lui réserver, dans toute la mesure du possible, une suite favorable ».

Frais de déplacement :

Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation des collègues amenés à utiliser leur véhicule dans le cadre de l’exercice de leurs missions. Ces dernières années le dossier des frais de déplacement a été marqué par des retards importants et chroniques dans les remboursements opérés, un manque d’information régulière à destination de l’ensemble des personnels concernés, une non reconnaissance de ces droits à certaines catégories de personnels…

De mars 2009 à janvier 2010, la gestion des frais de déplacement a connu une phase d’interruption totale des remboursements des frais engagés par les collègues. Une nouvelle organisation imposée par le ministère était annoncée et de nouvelles modalités de signalement étaient programmées. Les retards induits par cette réorganisation sont intolérables et ont mis en difficulté financière de nombreux collègues.

Le 24 mars nous découvrons sur le site de l’inspection académique du Val d’Oise, sous la rubrique Espace administratif, un lien intitulé : " La circulaire du 24 février 2010", précisant les règles relatives au traitement des frais de déplacement.

Nous constatons que ce texte est en rupture avec les dispositions départementales et que les engagements pris ces dernières années ne seront pas tenus. Cette situation nous amène à demander à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de suspendre l’application de ces dispositions et de nous accorder une audience spécifique consacrée à cette question.

L’application Affelnet :

Nous souhaitons vous faire part de la colère des directrices et directeurs d’école, qui voient de nouveau leur charge de travail augmenter, avec la mise en place d’Affelnet sur le Val d’Oise retenu comme département pilote pour cette application. Ces dernières années ont été marquées par une augmentation significative des charges qui pèsent sur les équipes et particulièrement sur les collègues directeurs (réformes successives, multiplication des relations avec des partenaires de plus en plus divers, nouveaux dispositifs…)

Aujourd’hui, c’est encore une nouvelle tache administrative qui vient s’inscrire dans un temps déjà incompressible : pédagogique dans la classe, collectif au sein de l’équipe, relationnel avec les partenaires de l’école…

Une information tardive, une pseudo formation en dehors du temps d’exercice, des délais trop courts pour certaines phases du dispositif, viennent renforcer le caractère insupportable d’une nouvelle demande institutionnelle marquée par une exigence d’exécution au pas de charge.

De plus cette demande s’accompagne d’un double transfert de charge :

- au niveau de la charge de travail avec recueil et saisie de certaines données jusque là à la charge du collège (demi-pension …)

- au niveau de la charge matérielle avec l’édition et la duplication de fiches dont le coût sera supporté par les écoles

En conclusion, ce dispositif, au-delà des difficultés techniques et matérielles qu’il engendre, n’apporte pas d’aide à la direction de l’école et constitue bien au contraire un surcroît de travail et interroge fortement sur ses objectifs et ses finalités.

 

22 visiteurs en ce moment

*Top

SNUIPP95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88 - Fax :01 30 32 39 12

snu95@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 95 , tous droits réservés.