www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 95

Recherche par mots clé

Vous êtes actuellement : Archives  / Archives 2010-2011 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
1er octobre 2010

Budget 2011 : 9000 postes supprimés dans le primaire

A la rentrée 2011, 16 000 postes seront supprimés dans l’Education nationale, dont 9 000 dans le primaire.

Pour le SNUipp, cette annonce faite dans le cadre d’un budget 2011 d’austérité, constitue une « véritable asphyxie de l’école ! ». Une raison supplémentaire de se mobiliser.

9 000 postes supprimés dans le primaire à la prochaine rentrée scolaire (8 967 exactement) sur 16 000 suppressions déjà annoncées pour l’ensemble du Ministère de l’Education nationale, le chiffre a été livré hier mercredi 29 septembre par le ministre lui-même. Alors que le gouvernement avait présenté son projet de budget 2011 en Conseil des ministres dans la matinée, un budget d’austérité, Luc Chatel a fait part de ses arbitrages au SNUipp, lors d’un entretien rue de Grenelle. « C’est un tournant historique qui marque une véritable asphyxie de l’école ! " a commenté le secrétariat général du syndicat à sa sortie du ministère.

Non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux, diminution des postes au concours, suppressions de postes non pourvus telles sont les principales recettes qui seront appliquées. Mais le ministère continue de racler les fonds de tiroirs, traquant comme il l’avait notifié dans une lettre aux recteurs en mai dernier « les gisements d’emplois » par l’augmentation du nombre d’élèves par classe, l’abandon de la scolarisation des deux ans, les suppressions dans les RASED, les regroupements d’école après fermeture des plus petites d’entre elles en zones rurales, des fermetures de classes.

Suppression de postes classes

Relevant que pour la rentrée 2011, 1 500 nouveaux élèves sont attendus dans le primaire, le SNUipp note qu’après « un appauvrissement progressif de l’école, ces nouvelles suppressions vont se traduire par des fermetures de postes classes. Maternelle, formation, RASED, éducation prioritaire, effectifs… Ce sont tous les leviers susceptibles de favoriser la réussite de tous les élèves qui vont en subir les conséquences », explique le syndicat dans un communiqué publié hier soir. Lors de la conférence de presse de rentrée le SNUipp avait mis en lumière plusieurs rapports faisant état du sous investissement dont souffre le primaire en France, et notamment celui de la Cour des comptes pour qui les dépenses du pays pour l’école sont inférieures de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE. Ces dernières semaines encore, plusieurs rapports des inspections générales du ministère ont pointé les carences du système, dont un qui parlait pour 2010 d’une « rentrée qui ne prépare pas l’avenir ». Que dire de la rentrée 2011 !

Des raisons supplémentaires de se mobiliser

L’Education nationale paye donc un très lourd écot au budget d’austérité annoncé par François Barouin hier à l’Elysée et qui, sous prétexte de ramener d’ici trois ans les déficits publics à un niveau acceptable pour Bruxelles et les agences de notation financière, prévoit une cure d’amaigrissement tous azimuts dans les services publics. Plus de 30 000 postes seront supprimés dans la fonction publique d’Etat en 2011 dont 8 250 à la Défense, 3 127 à Bercy, 1 597 à l’Intérieur, 1 287 à l’Ecologie et au développement durable... Le SNUipp a qualifié hier cette politique d’ « inacceptable ». Il voit dans les annonces faites hier et alors que le pays est aux prises depuis le mois de juin à un conflit social de grande envergure concernant les retraites, la politique de l’emploi et les salaires, une raison de plus de se mobiliser. Il a appelé « les enseignants à se mobiliser fortement les 2 et 12 octobre prochains et dans les initiatives locales et nationales à venir ».


Budget 2011 : Austérité et injustice sociale !

C’est dans un climat social tendu que le gouvernement vient de présenter en Conseil des ministres le projet de loi de finances 2011, un projet marqué par la rigueur et l’injustice.

Après des mois de préparation dans le secret, c’est la baisse en volume des dépenses de l’Etat qui sera au programme annonçant des coupes violentes dans les dépenses sociales.

Sans s’attaquer à la question du partage des richesses, sans s’attaquer aux niches fiscales les plus coûteuses, à commencer par le bouclier fiscal, ce qui permettrait une véritable augmentation des recettes, le gouvernement poursuit sa logique de suppressions massives d’emplois et prévoit une baisse importante des dépenses de fonctionnement et de celles d’intervention de l’Etat. Il se garde bien dans le même temps de dire quelles sont les missions qui feront les frais de ces choix.

Un projet injuste socialement quand on sait que les dispositifs d’intervention regroupent toutes les grandes dépenses sociales financées par l’Etat, qu’il s’agisse de l’aide personnalisée au logement (APL), du Revenu de solidarité active (RSA) ou encore de l’aide aux adultes handicapés (AAH) et que les Services Publics continuent de jouer un rôle d’amortisseurs sociaux de la crise économique qui continue à sévir.

La politique de destruction d’emplois dans les services publics s’amplifie dans la quasi-totalité des ministères, en application du dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite avec pour conséquence une dégradation des services rendus aux usagers, une désorganisation dans le pilotage et le suivi des missions effectuées par les différentes directions territoriales de l’Etat, une difficulté accrue à combattre les inégalités et pour les personnels la dégradation des conditions de travail et de formation et l’accroissement de la précarité.

Les 31 411 équivalents temps plein supprimés l’an prochain viendront s’ajouter aux quelques 100 000 déjà supprimés depuis 2007. Leurs conséquences en seront d’autant plus violentes.

Dans l’éducation, le ministre annonce notamment près de 9 000 suppressions dans le premier degré qui s’apprête pourtant à accueillir une nouvelle hausse du nombre d’élèves (19 400), et 5 000 suppressions dans le second degré quand les prévisions ministérielles prévoient 62 000 élèves en plus dans le second degré. Et c’est aussi la suppression de 600 emplois de personnels administratifs qui est prévue ! Le Ministre invite les recteurs à utiliser des « leviers d’action » ! Il s’agit en fait de l’augmentation du nombre d’élèves par classe, la diminution de la scolarisation des enfants de deux ans, des économies liées à la réforme du lycée rendant inévitable les dégradations dans les conditions d’accueil des élèves.

La baisse des crédits concernera plus de la moitié des missions de l’Etat, notamment Ecologie, relations avec les collectivités, Outre-Mer, Ville et Logement , Agriculture ou Solidarité et Insertion.

« Moins d’Etat, moins de services publics, moins de Fonction Publique » : c’est le socle de la politique gouvernementale qui s’illustre dans ce scandaleux projet de loi de finances.

La FSU conteste cette orientation et elle continuera à porter d’autres alternatives pour défendre les services publics pour plus d’égalité et de justice sociale.

En manifestant par millions ces dernières semaines, pour l’emploi, les salaires et contre la réforme des retraites, les salariés ont montré qu’ils rejetaient cette politique gouvernementale et qu’ils aspiraient à un autre partage des richesses produites. Ce projet de budget tourne le dos à ces revendications.

 

13 visiteurs en ce moment

*Top

SNUIPP95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88 - Fax :01 30 32 39 12

snu95@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 95 , tous droits réservés.