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21 décembre 2010

Et voilà la prime à la casse pour les recteurs

Les 30 recteurs d’académie vont percevoir une prime au mérite augmentant considérablement le montant de celle déjà mirobolante qu’ils percevaient jusqu’ici. Elle vient sanctionner leur capacité à traquer les « gisements d’emplois ».

Selon les textes parus au journal officiel au mois de novembre, pour la première fois cette année les recteurs d’académie vont recevoir une prime au mérite en fonction « de la réalisation des objectifs qui leur sont assignés ».

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Selon les informations du ministère, jusqu’ici les 30 recteurs qui sont aussi chanceliers des universités percevaient une prime annuelle de 19.000 euros dont le montant était fixe. Avec le nouveau décret et le nouvel arrêté leur prime se composera désormais d’une partie fixe de 15 200 euros et d’une partie « variable » attribuée au mérite pouvant atteindre jusqu’à 45% du fixe soit 6 840 euros pour un montant total pouvant donc dépasser 22 000 euros. Les recteurs, destinataires au mois de mai dernier d’une lettre de Luc Chatel leur demandant de partir à la recherche de « gisements d’emplois » dans l’Education nationale sont donc directement intéressés par les suppressions d’emplois annoncées ces derniers mois dans l’Education nationale et adoptées par le Parlement la semaine dernière à la veille du départ des vacances d’Hiver dans le cadre du projet de loi de finance. 16.000 postes seront supprimés en 2011 dont 8.967 postes d’enseignants en primaire, 5.600 étant prélevés sur le fameux "surnombre" et 3 367 supprimés pour l’essentiel devant classe (postes servant aux RASED, à la scolarisation des moins de trois ans, aux remplacements, à l’enseignement des langues vivantes, etc).

La politique « managériale » du ministère

Le ministère de l’Education nationale avait annoncé en son temps que les économies budgétaires générées par la politique de non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux serviraient pour moitié à la revalorisation des salaires. SI sur ce plan là, le commun des enseignants du premier degré n’a pas vu venir grand chose mis à part une détérioration des conditions d’exercice de la profession pesant de plus en plus sur la qualité de l’enseignement, les recteurs, eux, touchent aujourd’hui du doigt la réalité de la politique « managériale » de leur ministère.

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Une politique à refuser

Dans une déclaration faite à la presse, le MEN a estimé non sans un certain cynisme qu’il était "totalement normal et naturel que les recteurs, qui sont responsables de la politique de l’éducation dans les académies, soient associés aux objectifs assignés par le gouvernement". Il a notamment fait le parallèle avec les préfets dont les primes au « résultat » peuvent s’échelonner annuellement de 8.250 euros pour un sous-préfet à 28.164 euros pour un préfet, voire, pour quelques très haut gradés, à 60.000 euros. C’est sans doute ce que Bercy pourrait appeler « une prime à la casse » ! Dans le contexte du budget 2011 qui n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif " que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", le collectif des 25 à l’initiative de l’appel pour le 22 janvier rappelle que " les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et que la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006". Une politique que le collectif invite à "refuser".

 

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