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20 mai 2011

Mercredi 18 mai pour d’autres choix politiques

Le SNUipp 95 reçu au ministère et le Val d’Oise dans les médias !

Le mercredi 18 mai, à l’initiative du SNUipp-FSU, enseignants des écoles, parents d’élèves, élus, venus de toute la France, se sont rassemblés sous les fenêtres du ministre de l’Éducation Nationale. Ils sont venus pour dire non aux suppressions massives de postes et pour demander une autre politique éducative.

Une délégation de 8 membres dont le secrétaire départemental du SNUipp 95, a été reçue au ministère pour exposer les situations difficiles attendues à la rentrée et redire que le non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite ne peut en aucun cas constituer l’Alpha et l’Oméga d’une politique éducative. Le SNUipp-FSU demande un collectif budgétaire pour une autre rentrée, ainsi qu’une toute autre logique pour la préparation du budget 2012.

Cette action a bénéficié d’une couverture médiatique intéressante : le SNUipp 95 a mis en relation TF1 avec une école d’Argenteuil pour illustrer le reportage du JT du 20h.


Voir la vidéo du JT TF1 ici


Voir la vidéo AFP ici


Enseignants, parents, élus mais aussi associations de RASED (FNAME, FNAREN et AFPEN) se sont rassemblés à proximité du ministère de l’Education nationale à l’appel du SNUipp pour manifester contre les suppressions de postes prévues en 2011 et 2012.

Le matin même sur France Inter Luc Chatel avait eu beau dire qu’il poursuivrait « la feuille de route » du président Sarkozy avec le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans l’Education nationale, cela ne les a pas découragés. Hier, mercredi 18 mai, ils sont venus de nombreux départements de France pour former un cortège coloré et bigarré et dire que « pour l’école, on ne se laisse pas faire ». A l’invitation du SNUipp, des enseignants, les représentants des trois associations d’enseignants spécialisés (FNAME, FNAREN, AFPEN), des parents d’élèves de la FCPE ou d’associations locales, des élus conseillers municipaux ou parlementaires, se sont retrouvés à proximité du ministère où une délégation a été reçue pour faire entendre la voix du mécontentement et l’appel de la communauté éducative pour l’avenir de l’école.

La diversité des départements et des acteurs

Plus que le nombre de participants - un bon millier - c’est la diversité des départements représentés, la diversité des acteurs présents qui a fait la force de ce rassemblement ; une initiative conçue comme une suite naturelle aux nombreuses actions et mobilisations qui depuis le mois de mars accompagnent dans chaque département la présentation de la carte scolaire et son lot de suppressions de postes et de classes. Le rassemblement d’hier a été aussi l’occasion pour nombre de participants de témoigner des situations parfois absurdes qu’ils rencontrent sur le terrain. Ainsi, Olivier Campagnole, un parent d’élèves venu du Lot parce que dans le RPI où ses enfants sont scolarisés le départ à la retraite d’un enseignant se traduit par la fermeture d’une classe et donc d’une des trois écoles du réseau. Ainsi aussi Corinne Cadays-Delhôme, adjointe au Maire de La Courneuve en Seine Saint-Denis, une commune qui subit des fermetures de classes depuis de nombreuses années et où une école construite en remplacement d’une autre vouée à la destruction ne se retrouvera pas classée en ZEP comme la précédente…

Une autre politique budgétaire

Hier, des députés sont aussi venus dire leur inquiétude, comme Laurence Dumont (PS) élue dans le Calvados pour qui « les lettres de cadrage du prochain budget indiqueront qu’on sera dans la même configuration l’année prochaine », ou comme Marie-Hélène Amiable (PC) élues des hauts de Seine qui a dénoncé un « jeu de massacre dans l’éducation ». Les effets de cette politique aveugle qui se traduira par la suppression de 8 967 postes et la fermeture de 1 500 classes dans le primaire à la prochaine rentrée sont déjà annoncés : fermetures d’écoles en zones rurales, diminution de la scolarisation des moins de trois ans, suppressions de postes d’enseignants spécialisés, augmentation du nombre d’élèves par classes, formation initiale au rabais et formation continue qui rétrécit, remplacements de plus en plus difficile à réaliser… Les manifestants sont venus dire combien une autre politique budgétaire est nécessaire pour faire réussir tous les élèves, à quel point ils ne veulent pas que le budget 2012 poursuive la même logique alors que Matignon doit transmettre aujourd’hui aux ministres leur lettre de cadrage. « On a besoin de formation, de travail en équipe, de plus de maîtres que de classes et c’est ça les clefs majeures de la transformation de l’école » a lancé hier Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp pour qui la poursuite de la politique actuelle pourrait conduire à la fermeture de 5 000 autres classes à la rentrée 2012 : « la feuille de route actuelle du gouvernement conduit l’école dans le mur ».


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REPORTAGE - Plusieurs centaines de manifestants ont défilé ce mercredi pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée...

« On nous casse tout, on nous dit rien. Plus on avance, plus on en a moins. » C’est sur l’air d’une chanson bien connue de Jacques Dutronc qu’ont défilé ce mercredi après-midi près de 500 enseignants du premier degré aux abords du ministère de l’Education nationale à Paris.

Ils étaient accompagnés de parents d’élèves et de quelques élus locaux venus dénoncer les 9.000 suppressions de postes prévues à la rentrée 2011 dans le premier degré et les 1.500 fermetures de classes. « Si le gouvernement continue à appliquer le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce seront 5.000 classes qui fermeront en 2012 », prévient Sebastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, principal syndicat du premier degré. Seule solution d’éviter cette perspective selon lui : multiplier les mobilisations partout en France.

Une stratégie que partage Catherine Kernoa, enseignante en Zep à Saint-Denis : « J’exerce depuis 1982 et depuis ces cinq dernières années, j’ai vu mes conditions de travail se dégrader. Le suivi des élèves en difficulté devient de plus en plus difficile, faute de moyens. » Selon Sébastien Sihr, « avec la suppression de 600 postes de Rased (spécialisés dans l’aide aux enfants en difficulté scolaire) à la rentrée 2011, c’est 30.000 élèves de la maternelle et du primaire qui ne pourront plus être aidés. » « Avant, nous étions toujours remplacés en cas d’absence »

D’un groupe de manifestants à l’autre, la colère est identique, même si les problèmes diffèrent : « Mon école accueille trois classes, raconte ainsi Alexandra Bojanic, enseignante dans l’Orne. Avant, nous étions toujours remplacés en cas d’absence, mais depuis deux ans, ce n’est plus systématique. Et avec les fermetures de classes, certains élèves font quarante minutes de car le matin pour venir à l’école. »

Aux dires de plusieurs enseignants, le mécontentement des parents est lui aussi de plus en plus criant sur le terrain. D’où la présence parmi les manifestants de Laurence Dumont, députée PS du Calvados, arborant l’écharpe tricolore : « Je me suis éclipsée de l’Assemblée pour relayer les inquiétudes de mes concitoyens, d’autant que mon académie est l’une des plus touchées en France. On sait très bien que lorsque l’on coupe les moyens de l’Education nationale, les effets se font ressentir vingt ans plus tard. »

Reste à savoir désormais si cette manifestation et toutes celles qui suivront réussiront à peser sur les arbitrages en cours pour le budget 2012. « L’espoir est mince », concède Laurence Dumont, avant de reprendre la marche vers le ministère de l’Education.

 

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