www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 95

Recherche par mots clé

Vous êtes actuellement : Archives  / Actualités 2011-2012 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
3 mai 2012

Bilan social 2010-2011 : un bilan à mettre en perspective

Le bilan social national, dont la publication est rendue obligatoire depuis 2011 vient de paraître. Il apporte des enseignements intéressants sur les évolutions des métiers de l’enseignement en terme démographiques.

Effectifs, répartitions par sexe, tranches d’âge... une première synthèse des données concernant le premier degré.

Le bilan social, dont la publication est rendue obligatoire depuis 2011, apporte des enseignements intéressants sur les évolutions des métiers et personnels de l’enseignement, même s’il est loin d’être exhaustif. Il doit aussi être remis en perspective avec les données des années précédentes, ce qui ne figure pas dans cet état des lieux. Ainsi on apprend qu’au 1er janvier 2011, sur les 793 800 enseignants du secteur public , 43,1 % étaient du premier degré, 49,8 % du second degré et 7,1 % du supérieur. Il restait encore 7791 instituteurs et institutrices (soit 2,3 % du corps du premier degré) et 76 instituteurs suppléants.

Avec une perte de 6377 enseignants depuis 2007, les effectifs du premier degré public ( 342 095 enseignants au 1er janvier 2011) ont diminué de manière conséquente, alors même que le nombre d’élèves de maternelle et d’élémentaire a augmenté de 16 584. De manière évidente, c’est la baisse de la scolarisation des élèves de deux ans (- 62 276) qui en paye le prix.

Les femmes en majorité

Les femmes sont toujours plus nombreuses. Elles représentent 80,8 % des enseignants du premier degré (contre 79,7 % en 2007), 57,5 % dans le second degré et 34,7 % dans le supérieur. De fait, plus on “monte” dans le système d’enseignement, plus la proportion de femmes diminue. Dans le premier degré, ce mouvement se retrouve dans la répartition des 44 968 enseignants exerçant la fonction de directeur d’école : « les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à exercer [cette] fonction … : 18,4 % des hommes contre 11,9 % des femmes », soulignent les auteurs du bilan. Des chiffres à méditer en cette période de négociation sur l’égalité professionnelle !

Les PE sont les plus jeunes

L’âge moyen des enseignants du premier degré, qui reste le plus jeune par rapport aux autres ordres d’enseignement, est de 40,3 ans contre 39,7 ans en 2007 : un “vieillissement” à mettre en relation avec la forte baisse du recrutement ces deux dernières années et des départs en retraite plus tardifs.... Les moins de 30 ans représentent 14,4 %, les 30-39 ans 35,3 %, les 40-49 ans 28,7 % et les plus de 50 ans 21,6 %. Dans la pyramide des âges, les enseignantes du premier degré sont de 3 ans plus jeunes que les hommes. Parmi les 50 et plus, il n’y a que 18,9 % de femmes contre 31,9 % d’hommes. Il y a cependant de fortes disparités géographiques. Les académies d’Amiens, Créteil, Guyane, Lille, Lyon et Nancy-Metz sont les plus jeunes, les plus âgées étant celles de Corse, Guadeloupe, Martinique et Paris.

Les autres rubriques à suivre du bilan social

Le bilan social comporte 6 grandes rubriques. Outre les renseignements sur les effectifs et caractéristiques démographiques (répartition par sexe, tranches d’âge, etc... ), ils traitent de la carrière (concours, promotions, rémunérations), de la vie des personnels (lieux d’exercice, mobilité géographique, quotité de travail, congés), de la politique sociale, des élections professionnelles, de la formation continue. Ces rubriques traitent de toutes les catégories de personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche.

- Pour en savoir plus sur le bilan social

Un bilan social désormais obligatoire

Ancêtre du bilan social, le « Rapport annuel sur l’état de l’administration, du service ou de l’établissement public » a été créé en même temps que les comités techniques paritaires en 1982. Il a laissé la place au Bilan social national à compter de l’année 2003-2004 sous les auspices de la direction de l’évaluation, de la performance et de la prospective (DEPP). A noter cependant que celui-ci n’avait pas de caractère obligatoire pour les services de l’État. Seules les entreprises publiques et privées y étaient astreintes, et ce, depuis 1977. A compter de 2011, le bilan social est obligatoirement établi par l’administration et présenté aux représentants des personnels dans les instances départementales, académiques et nationales. Si le document national est riche et précis, c’est loin d’être toujours le cas au niveau des départements et académies. Selon les termes du décret*, les comités techniques « reçoivent communication et débattent du bilan social de l’administration, de l’établissement ou du service auprès duquel ils sont créés. Ce bilan est établi annuellement. Il indique les moyens, notamment budgétaires et en personnel, dont dispose ce service et comprend tout information utile eu égard aux compétences » de ces comités techniques.

* article 37 du décret n°2011-184 du 15 février relatif aux comités techniques dans les administrations et les établissements publics de l’État.

 

17 visiteurs en ce moment

*Top

SNUIPP95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88 - Fax :01 30 32 39 12

snu95@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 95 , tous droits réservés.