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4 mai 2012

Une égalité professionnelle à gagner !

Des rémunérations ayant peu progressé, pas assez pour faire face à l’inflation, des aides sociales quasi inexistantes, des écarts de salaires et promotions entre hommes et femmes, notamment dans le premier degré. Voici la suite des observations à extraire du bilan social national.

Le bilan social remis par l’éducation nationale aux représentants du personnel siégeant au Comité Technique Ministériel (lire le premier article ici) permet de mieux cerner les déroulés de carrière, mais aussi les différents aspects de la vie professionnelle des personnels de l’éducation nationale.

Depuis 2006, si le salaire moyen a augmenté, de façon plus accentuée chez les PE, du fait de la légère revalorisation des premiers échelons de la grille indiciaire ( +15 points dans le premier décile), le salaire médian, lui, est resté identique, tandis que pour cette période, l’inflation s’évalue à près de 10 % selon l’économiste Thomas Piketty.

Indice moyenIndice médian1er déciledernier décile
PE 2010518 495431612
PE 2006498495416612
Certifiés 2010557 531431741
Certifiés 2006548531416741

Alors que l’entrée dans le métier se fait sur une base indiciaire identique, l’écart ente PE et certifiés se creuse significativement en cours de carrière et rend difficile l’accès à l’indice terminal (783) pour les PE. En cause les pertes durant le déroulé de carrière, liées à l’intégration des instits dans le corps des PE, mais aussi un plus faible ratio d’accès à la hors classe des PE. Le ratio promus/promouvables du premier degré (2 %) est bien inférieur à ceux du second degré (7 %, sauf 5 % pour les CPE). L’âge moyen d’accès est de 55 ans pour le premier degré (52,2 ans pour les certifiés).

Des écarts de salaire conséquents entre hommes et femmes

Pour l’ensemble des personnels du ministère de l’éducation, plus l’indice augmente, plus la proportion de femmes chute : de 87,1% de la tranche indiciaire 200-299 à 39,1% de la tranche 900 et plus. Globalement, les femmes enseignantes ont un indice moyen de 536 contre 573 pour les hommes. Les différences sont plus marquées dans le premier degré, où elles restent stables depuis 2006, que dans le second degré où elles ont tendance à se tasser.

Les différences de salaires hommes/femmes augmentent au fil de la carrière : nulles pour les enseignants de moins de 30 ans, elles sont de 17 points pour les 30-49 ans et de 38 points pour les plus de 50 ans. Les interruptions de carrières (les congés parentaux comptent pour moitié dans l’AGS), peuvent expliquer une partie de ces différences. En matière de promotion à la hors classe, il y a aussi une sur-représentation des hommes, spécifique au premier degré. Si elle diminue très légèrement depuis 2006, il n’empêche que les femmes, qui représentent 80,9% des PE, ne représentent plus que 61,2% des 3 921 promus à la hors-classe en 2010.

Une politique sociale en berne

La relative stagnation des salaires n’est pas compensée par le versement de prestations complémentaires aux agents en fonction de leur situation de famille et de leurs ressources : prestations collectives (équipements sociaux...) et individuelles (aides aux vacances, restauration, aide aux enfants handicapés, chèques vacances, CESU-garde d’enfants, aide au logement, secours urgents...). Les dépenses d’action sociale, prestations interministérielles et ministérielles confondues, ont diminué de près d’un tiers entre 2005 (39 023 404 euros) et 2010 (26 856 401 euros) ! Ces sommes qui paraissent importantes, sont en fait infimes en regard des effectifs concernés, à savoir 1 176 537 personnels... moins de 23 euros par an et par personne.

 

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