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9 janvier 2013

Rassemblement du 9 janvier

La Refondation de l’École : « c’est nos oignons ! »  Non à une réforme bâclée et imposée d’en haut !

A l’appel du SNUipp-FSU 95, un rassemblement était organisé le mercredi 9 janvier 2013 devant la Direction Académique du Val d’Oise.

60 collègues se sont retrouvés à l’occasion d’une soupe à l’oignon symbolique pour affirmer que la "Refondation de l’École, c’était nos oignons !"

Une délégation a été reçue par le Secrétaire Général de la Direction Académique, le Directeur Académique Adjoint et l’Inspecteur de l’Éducation Nationale Adjoint à la Directrice Académique.

Une première étape indispensable dans la mobilisation des personnels qui en appelle d’ores et déjà d’autres.

Déjà dans le paysage de la mobilisation s’inscrivent les dates du mercredi 23 janvier et du jeudi 31 janvier 2013.


La Refondation de l’École : « c’est nos oignons ! » 

Non à une réforme bâclée et imposée d’en haut !

Pour une réelle transformation de l’école à l’écoute des élèves et de leurs enseignant(e)s !

L’école, les élèves et les enseignants n’ont que trop souffert les années passées. Le statut quo n’est certes pas possible. Il est grand temps de changer l’école, mais changer, c’est pour du mieux !

Du mieux pour les conditions d’apprentissage des élèves et la réussite de tous et toutes !

Du mieux pour les conditions de travail et d’exercice des enseignants !

Cela prend du temps et nécessite qu’un vrai débat s’instaure au sein de la communauté éducative.

Le projet de décret sur l’aménagement des rythmes scolaires, publié pendant les vacances, n’est pas acceptable et ne fait que renforcer la position du SNUipp-FSU de rejet de cette réforme ministérielle en l’état. Elle n’améliore en rien les conditions d’apprentissage des élèves et ne favorisera pas la réussite scolaire de tous, tout en dégradant les conditions d’exercice des enseignants.

Une réforme aussi complexe doit être correctement préparée et correctement financée pour améliorer concrètement le fonctionnement de l’école.

Cela nécessite la consultation de toutes les parties concernées et, au premier chef, les enseignants. Le SNUipp-FSU n’accepte pas que le Ministre de l’Éducation refuse cette consultation, préférant bâcler un projet relevant plus du bricolage et du rafistolage au jour le jour que d’une réelle vision de l’école.

Le calendrier imposé (choix des communes avant le 1er mars 2013) par le Ministère dénote d’une précipitation peu propice à une réflexion aboutie et globale.

Mettre en avant les rythmes dans le débat public évite d’évoquer les salaires, les effectifs dans les classes, les contenus et méthodes d’enseignement, la révision des programmes, la situation des Rased, la scolarisation des élèves en situation de handicap, la situation dramatique du remplacement… et permet de masquer les insuffisances d’un budget pour l’école financé par des suppressions de postes dans d’autres services publics.

Pour le SNUipp-FSU, cette réforme ne doit pas s’appliquer en l’état ! La réussite de tous les élèves est loin de dépendre uniquement des rythmes scolaires.

Dans l’enquête réalisée par le SNUipp-FSU (plus de 24 000 réponses), si la question du travail sur 4 jours ou 4,5 jours partage la profession, les personnels placent la réforme des rythmes en toute dernière place des priorités. C’est bien la baisse des effectifs dans les classes qui reste la première priorité des collègues.

Aujourd’hui, le projet ministériel maintient les 24 heures hebdomadaires devant les élèves en rajoutant une demi-journée par semaine tout en ne diminuant pas de manière significative la journée scolaire. Le « temps d’activités pédagogiques complémentaires » choisi par le ministère ne répond pas à l’ambition portée par le SNUipp-FSU de démocratisation de l’école. Il correspond juste à la farouche volonté du ministère de ne pas diminuer, ne serait-ce que sur les 60 heures d’aide personnalisée, le temps de service des enseignants devant les élèves.

Aucun allègement du temps de travail prévu, alors que l’enquête du SNUipp-FSU chiffre à 43 heures en moyenne hebdomadaire le temps de travail des enseignants.

Ce projet met en place une inéquité territoriale selon le choix ou les possibilités des communes.

Il « botte en touche » la question de la revalorisation des enseignants : aucune revalorisation ni compensation salariale n’est pour le moment prévue. De même, la journée de carence n’est pas remise en cause. Cette question des rythmes est au cœur de l’appel du SNUipp-FSU 95 au rassemblement devant la Direction Académique pour l’amélioration des conditions de travail, le respect des droits sociaux et la revalorisation des salaires.

Un peu partout en France, des initiatives similaires se tiennent et vont se tenir en ce début d’année. Le SNUipp-FSU, en lien avec les collègues, reste mobilisé et déterminé.

Dans les discussions, le SNUipp-FSU continue à réaffirmer son exigence de reconnaissance du temps consacré au travail en équipe, à la préparation de la classe, aux rencontres avec les multiples partenaires de l’école... Il rappelle aussi sa demande de réduction du temps de services des enseignants et de revalorisation salariale.

Votre présence aujourd’hui démontre notre volonté commune d’une transformation de l’école qui prenne en compte nos revendications et la réussite de tous les élèves !

Ensemble, nous pouvons faire reculer le Ministre ! Il est urgent de transformer l’école tant dans l’intérêt des élèves que des enseignants.

Pas question de se faire flouer ! Pas question de passer à côté d’une vraie rupture au sein du système éducatif !

Le SNUipp-FSU appelle les personnels à rester mobilisés lors de nécessaires prochaines actions.

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