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5 février 2013

Réforme des rythmes : alors on ne touche à rien ?

Année, semaine et journée scolaire, mais aussi qualité de vie des enfants comme de leurs enseignants, programmes, formation, direction : la transformation de l’école est au cœur du projet syndical du SNUipp. Et pour lui, réformer, c’est aller vers du mieux.

Le SNUipp a clairement affiché son refus du statu quo. Il est indispensable de revoir en profondeur la semaine de quatre jours actuelle avec ses journées rallongées par l’AP et alourdies par les programmes. Il faut agir sur l’organisation de l’année, de la semaine et de la journée et sur la qualité de vie de l’enfant à l’école.

L’équilibre de l’année : intouchable ?

En raison de l’existence de trois zones aux vacances de printemps et d’hiver, des élèves subissent 10 semaines d’école sans coupure au troisième trimestre. Pourquoi ne touchons-nous pas à ce déséquilibre de l’année scolaire ? Dans un premier temps, le SNUipp-FSU propose d’aller vers une meilleure alternance sept semaines de classes et deux semaines de congés en passant si nécessaire de trois à deux zones de vacances.

La semaine et la journée

Quatre jours ou quatre jours et demi ? Est-ce que tous les élèves doivent être mis sous la même toise ? Pourquoi ne pas prendre en compte les contraintes territoriales, (zone de montagne...) économiques, (impossibilité d’une commune de faire du périscolaire à grande échelle) ? Avant la réforme de Xavier Darcos, 30% des élèves étaient à quatre jours avec des vacances raccourcies et des résultats ni moins bons, ni meilleurs qu’ailleurs. Aucune étude n’a montré que le facteur “nombre de jours d’école dans la semaine” pris de manière isolée jouait, à lui seul, sur la réussite des élèves. Pour autant, ce ne peut pas être un argument pour défendre l’organisation actuelle des quatre jours. Un passage à quatre jours et demi doit conduire à un allégement significatif de la journée scolaire articulée avec du périscolaire de qualité et gratuit. Le SNUipp-FSU souhaite aller vers un temps de service de 23h par semaine pour les enseignants sans pour autant baisser le volume global d’école actuel pour les élèves. Cela passe par une déconnexion du temps élève et du temps enseignant.

Améliorons la qualité de vie scolaire !

On ne peut pas non plus réduire le débat sur les rythmes à un nombre de jours de classes et ne pas s’intéresser à la qualité des activités proposées et des lieux de vie des enfants. Améliorer leur bien-être dans l’école, c’est aussi faire évoluer leurs conditions de vie quotidienne. Au SNUipp-FSU, on veut ouvrir aussi ce débat.

- penchons-nous sur l’architecture et la qualité des locaux, du mobilier, car tous les élèves ne vivent pas dans les mêmes conditions scolaires.

- améliorons la manière dont est prise en charge l’hygiène (qualité des toilettes, sanitaires adaptés à l’âge des enfants...). Une enquête de l’OMS montre que cette dernière a un fort impact sur le bien vivre des élèves et donc sur leur capacité à travailler dans de bonnes conditions.

- regardons la qualité de l’accueil pour des enfants qui sont parfois déposés à la garderie dès 7h30 : un facteur qui jouera sur les capacités d’attention au moment de la lecture à 9h par exemple.

- travaillons pour que le temps du déjeuner soit pris dans le calme et que la qualité de la pause méridienne permette aux élèves de se ressourcer. Tout cela influence leur disponibilité dans l’après-midi. Il y a là un vrai défi, tant les situations sont actuellement loin d’être parfaites dans toutes les écoles.

- débattons, pour les plus petits, de l’aménagement de l’espace sieste et de son articulation avec le repas du midi. S’il a déjeuné à 12h et joué ensuite dans la cour pendant une heure, un enfant de quatre ans n’a plus sommeil quand vient l’heure de la sieste à 13h30, voire plus tard.

- exigeons une baisse du nombre d’élèves par classe. Les élèves ne vivent pas et n’apprennent pas de la même manière dans une classe de 30 ou dans une classe de 22. Ces sujets de la vie quotidienne des enfants sont trop souvent occultés. On retrouve des situations très inégales d’une école à l’autre en fonction des ressources financières, de l’expertise ou même de la volonté politique des communes. Selon une enquête du SNUipp, réactualisée en octobre 2012, les dépenses d’éducation des collectivités locales, bien qu’en augmentation constante, varient toujours de un à dix. Est-ce que la réforme s’attaque à ces sujets de fond ? Hélas non...pour l’instant. Programme, formation continue, direction : il faut que ça change !

Et si finalement le choix de faire de la question des rythmes scolaires la mesure phare de la refondation de l’école, dans la précipitation, était une erreur de diagnostic ? La priorité à l’école primaire impose aussi de revoir les conditions pédagogiques, leviers d’une meilleure réussite des élèves : programmes, scolarisation des tout petits, formation initiale et continue des enseignants, éducation prioritaire, direction d’école sont passés au second plan... Et pourtant, il y a besoin de réformes.

 

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