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SNUipp-FSU 95

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26 février 2013

V. Peillon dans le 95 : le SNUipp Val d’Oise reçu !

Des paroles et des actes ! Le SNUipp-FSU 95 ne se positionne pas dans l’« accompagnement » d’une réforme mais n’adopte pas non plus une posture syndicale ou un syndicalisme d’affichage ou de slogans.

Par contre, il agit et intervient dans toutes les instances, réunions, débats où il en a l’occasion. Il s’est ainsi adressé au Recteur, à la DASEN, aux IEN, maires, députés, représentants de parents...et continuera de le faire.

Le SNUipp-FSU 95 porte depuis sa création en 1993 un véritable projet de transformation de l’École. C’est ce qui fait sa force.

Et lorsque le Ministre vient dans le Val d’Oise, le SNUipp-FSU 95 demande et obtient une audience. Vincent Peillon s’est rendu à Gonesse inaugurer une école, rencontrer des enseignants et des maires du département. Nous avons donc été reçu à l’Hôtel de Ville de Gonesse.

Lors de cette audience, nous avons porté les revendications de la profession et les particularités, spécificités et difficultés de notre département.

Nous avons souligné, tout d’abord, que nous ne mettions pas sur un pied d’égalité les politiques de ces dernières années qui ont asphyxié l’école et celles qui affichent l’éducation comme un investissement d’avenir. Une rupture nette est ainsi affichée mais elle doit maintenant se concrétiser. Nous avons noté également positivement le fait d’accepter de nous recevoir.

Le SNUipp-FSU 95 a rappelé qu’il n’était pas pour le statu quo, mais que changer, c’était pour du mieux et que cela devait se faire dans la concertation. C’est en ce sens, que nous avons porté la demande d’une large majorité des écoles du département, et de Gonesse en particulier, de reporter la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 afin de construire, tous ensemble, élus, parents, enseignants, animateurs un projet de qualité.

Nous avons insisté sur le fait que la réforme des rythmes n’était ni l’urgence ni la priorité pour les enseignants du Val d’Oise comme pour ceux de l’ensemble du territoire.

Les priorités portées :

Baisser les effectifs par classe

Notre département connaît depuis plusieurs années une forte poussée démographique. La configuration du département est particulière avec 1/3 de ZEP, 1/3 de zones rurales et 1/3 de zones « traditionnelles ». Notre département a besoin d’une analyse fine et ne peut être traité qu’en termes de moyennes. L’expertise du terrain est indispensable. Les classes sont chargées et il n’est pas rare que les effectifs dépassent les 30 élèves.

Réimplanter et développer les RASED

Les coupes sombres dans les RASED ces dernières années ont fragilisé le traitement de la difficulté scolaire avec sur certains secteurs des situations intenables. Réimplanter et redévelopper les RASED dans le Val d’Oise doit également être une priorité.

Remplacements

Une situation du remplacement qui est catastrophique avec en ce moment 140 classes par jour non remplacées et des pics de près de 300 classes par jour en janvier. Les absences de courte durée non remplacées, qui parfois durent, se multiplient. Cette dégradation du remplacement installe des dysfonctionnements récurrents au sein des écoles. L’État n’assure pas la mission de continuité du service public d‘éducation. L’image de l’École Publique est dégradée. Nous avons également pointé les conditions de travail des élèves et des enseignants, ainsi que la question de la sécurité de tous avec des effectifs qui frôlent parfois les 45 par classe après répartition.

Direction d’école

La situation de la direction d’école est de plus en plus critique : des tâches alourdies, des missions complexifiées, un manque de temps notable... Nous avons demandé à ce que le temps et l’engagement des directrices et directeurs pour la réussite des élèves et le fonctionnement de l’École soient reconnus et soutenus. Des discussions sur ce dossier doivent rapidement s’ouvrir et amener impérativement des propositions concrètes ! Nous avons, par ailleurs, demandé à ce qu’ils soient totalement déchargés de l’Aide Pédagogique Complémentaire.

Les autres priorités

La révision des programmes, des relations de confiance avec la hiérarchie, des changements dans les conditions d’exercice du métier, une revalorisation des rémunérations, de nouveaux fonctionnements pédagogiques sont également fortement attendus par la profession.

Rythmes scolaires

La Refondation pour une meilleure réussite des élèves, tant attendue par la communauté éducative, se trouve fragilisée par le dossier des rythmes scolaires.

Nous avons souligné la grande déception, un malaise profond et une vraie exaspération qui dominent aujourd’hui !

Nous avons demandé à ce que les effets d’annonces cessent ! L’intervention du Ministre ce dimanche sur les vacances d’été n’est pas acceptable. On ne peut d’un côté prôner le dialogue social et la concertation et d’un autre communiquer de la sorte !

Nous avons rappelé que c’est bien autour de l’exigence que l’avenir de l’école ne se décide « PAS SANS NOUS » et que « CHANGER, C’EST POUR DU MIEUX » que la profession s’était historiquement mobilisée le 12 février et que le SNUipp-FSU 95 et la FCPE 95, dans un communiqué commun, demandaient à ce que l’ensemble de la communauté éducative soit concertée et puisse se prononcer.

Nous avons pointé certaines communes du département qui imposaient, sans concertation une organisation de la journée et de la semaine et demandé où était l’intérêt de l’élève, mis toujours en avant par le Ministre, quand les contraintes financières, matérielles et humaines primaient sur tout le reste ?

Le SNUipp-FSU 95 a déclaré qu’il était en effet grand temps de changer l’École mais qu’une réforme aussi complexe devait être correctement préparée et correctement financée pour améliorer concrètement le fonctionnement de cette dernière. Nous avons demandé du temps et qu’un vrai débat s’instaure au sein de toute la communauté éducative. Et, c’est bien pour donner à la réforme le temps de réussir, que le SNUipp-FSU 95 estime que toute modification de la semaine scolaire doit être reportée à 2014.

Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et de construire les conditions de sa réussite. Il faut mettre en place une véritable concertation : pour construire ensemble une réforme qui permette de réelles améliorations.

Nous sommes également longuement intervenus sur l’impact de la réforme sur les conditions de travail et d’organisation personnelle des collègues, sur leur pouvoir d’achat : les difficultés à se loger sur notre département d’où le fait que de nombreux collègues résident loin de leurs lieux de travail engendrant de forts coûts de transport, un accroissement de la fatigue, l’augmentation des frais de garde des enfants...

Enfin, le SNUipp-FSU 95 a illustré ses propos avec des exemples concrets de villes, notamment St Gratien, où les pratiques et les modèles proposés ne sont pas acceptables.

Dialogue social

Nous avons souhaité rappeler notre attachement au dialogue social qui a été malmené ces dernières années sur le territoire. Le paritarisme s’est vu remis en cause tant sur la forme que sur le fond. Néanmoins, dans le Val d’Oise, les délégués du personnel et les représentants de l’administration, historiquement attachés au rôle du paritarisme et à l’expression d’un vrai débat démocratique dans les différentes commissions, avaient réussi à maintenir un travail paritaire de qualité.

Très attachés au respect de la représentativité des organisations syndicales, acquise lors des élections professionnelles, nous estimons que chacun dans son rôle avec respect et sérieux, doit contribuer à faire vivre un dialogue social serein et constructif.

Aujourd’hui, alors que le Ministre prône le retour de la confiance comme un des préalables pour faire avancer l’école, il ne serait pas compréhensible que dans notre département le paritarisme, comme le dialogue social soit mis à mal.

Un département comme le notre, avec 800 écoles et près de 8000 enseignants a besoin de l’expertise et de l’expérience de tout le personnel d’encadrement et d’une collaboration intelligente avec les délégués du personnel.

En conclusion, nous avons insisté sur l’importance du respect et de la confiance de l’institution envers les enseignants, qui au quotidien se « démènent » pour que leurs élèves réussissent et ce, malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent dans les écoles. Cessons de stigmatiser une profession, tellement mal menée ces dernières années, laissons les collègues travailler dans la sérénité, appuyons nous sur leur expertise du terrain, reconnaissons leur professionnalisme, cessons de ne regarder l’école que par le « petit bout de la lorgnette » et donnons nous / donnez nous enfin les moyens d’un vrai projet pour l’école et ses personnels !

Nous avons été écoutés attentivement, nous avons pu échanger et exposer les problématiques des collègues du Val d’Oise et les spécificités de ce département. Espérons, alors, avoir été entendus !

 

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