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6 juin 2013

CTSD du 6 juin 2013

Déclaration liminaire du SNUipp-FSU 95

Les politiques d’austérité conduites à travers l’Europe ont des conséquences dramatiques pour les salariés, les retraités, les privés d’emploi. Le chômage dépasse aujourd’hui 12% dans l’Union européenne. Les salaires et pensions de retraite sont attaqués. Les droits sociaux sont réduits. La France, après d’autres pays, est poussée dans la récession.

Il y a un an, les françaises et les français affirmaient par leur vote le besoin d’une rupture avec la politique économique et sociale menée ces dernières années. Un an après, du fait de la politique d’austérité, ils constatent que leur emploi, leur pouvoir d’achat sont dégradés, leur protection sociale, leurs services publics continuent d’être affaiblis... Une réforme fiscale d’ampleur s’impose.

La crise économique et sociale se double désormais d’un malaise politique. Dans ce contexte, le mouvement syndical a un rôle important à jouer dans la défense des valeurs démocratiques face à la montée de forces porteuses d’exclusion, de racisme, de xénophobie, d’homophobie, de recul démocratique. Nous condamnons avec force l’agression odieuse d’un jeune hier soir à Paris.

La Fonction publique et les services publics doivent être renforcés. Ils ont déjà prouvé leur rôle « d’amortisseur social » dans cette période de crise. Ils sont aussi un puissant levier pour sortir de la crise. Comme les salariés du privé, les agents de la Fonction publique ne peuvent attendre plus longtemps une juste reconnaissance de leur travail, la revalorisation de leur salaire et la fin de la précarité.

Le SNUipp, avec la FSU, demande que lors de la prochaine conférence sociale, le gouvernement rompe avec la politique d’austérité et engage une politique résolue pour développer l’emploi privé et public, augmenter le pouvoir d’achat, renforcer la protection sociale, dont les retraites, … qui restent les préoccupations majeures des citoyens.

La commission pour l’avenir des retraites a remis son rapport début juin dans un contexte où pour le seul régime général, le déficit devrait être de 7 milliards d’euros en 2013. Ce déficit s’explique par le niveau d’activité insuffisant provoqué par la crise. Avec 5% d’emplois de plus, il y aurait suffisamment de cotisations pour payer les pensions et le système serait équilibré.

Pour le SNUipp et la FSU il n’est pas acceptable que l’on continue de présenter le « cotiser plus longtemps et partir plus tard » comme la seule alternative alors que c’est précisément ce qui dans les dernières réformes a conduit à accroître les inégalités.

Le SNUipp et la FSU s’opposeront à toutes nouvelles régressions : allongement de la durée de cotisation, recul de l’âge de départ, réduction des droits liés aux enfants... De même, le SNUipp et la FSU s’opposeront à toute mesure qui conduirait à une baisse des pensions. Ils rechercheront l’unité la plus large pour construire avec l’ensemble des salariés l’action à la hauteur des enjeux.

Le SNUipp et la FSU pèseront dans le débat et mèneront une campagne pour imposer des choix socialement justes. Une nouvelle réforme doit être ambitieuse, socialement juste et assurer à tous les salariés un bon niveau de pension. Elle doit revenir sur les mesures pénalisantes des précédentes réformes notamment en direction des jeunes, des femmes, des salariés précaires.

Le ministre a été contraint d’ouvrir des discussions sur les mesures catégorielles pour les personnels de l’éducation nationale, notamment suite à la campagne initiée par le SNUipp-FSU mettant en évidence le déclassement salarial des enseignants du premier degré et suite aux mobilisations engagées par le SNUipp-FSU.

Tout d’abord conditionnées à une signature d’un protocole d’accord, les discussions s’ouvriront avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives suite à la vigoureuse intervention de la FSU, ce qui respectera la légitimité des organisations accordée par le vote des personnels.

Le ministère souhaite restreindre les discussions aux crédits déjà votés par le parlement, ce qui en limite fortement la portée. Les discussions porteront sur la création d’une indemnité au bénéfice des enseignants du premier degré ainsi que sur la convergence des taux de promotion à la hors-classe entre les différents corps enseignants.

Pour le SNUipp-FSU, cette indemnité ne devra en aucun cas être inférieure à la part fixe de l’ISOE du second degré, soit 1200 euros annuels. Il défendra également l’accès de tous les enseignants à l’indice terminal du corps (783).

Par ailleurs, il exige la transformation de la hors classe en échelons accessibles à tous et le passage au sein de cette grille rénovée au rythme d’avancement le plus rapide.

Avec la FSU, le SNUipp rappellera son exigence de revalorisation des traitements de la fonction publique qui passe par la fin immédiate du gel du point d’indice et le rattrapage des pertes par l’attribution de 50 points d’indice pour tous les fonctionnaires.

La création de 3006 postes d’enseignants dans les écoles primaires françaises pour la rentrée prochaine marque le retour de l’investissement éducatif alors que les dotations précédentes s’affichaient depuis plusieurs années en négatif. Ces nouveaux moyens apporteront un premier souffle à une école trop longtemps contrainte à l’asphyxie. Pour autant, ils ne permettront pas d’apporter de l’air à toutes les écoles qui en ont besoin tant il y a à faire : baisser le nombre d’élèves par classe, remplaçants, Rased... La dotation positive de 145 postes pour notre département confirme cette rupture avec les années précédentes même si nous savons que ce sera bien insuffisant pour accueillir, dans de bonnes conditions, les 2199 élèves supplémentaires à la prochaine rentrée. La priorité au primaire qui commence timidement avec cette dotation 2013 devra donc se confirmer dans le temps et monter en puissance.

A l’épreuve du terrain, la réforme des rythmes est loin d’aller de soi. Les chiffres du passage à 4,5 jours en 2013 sont sans appel. Si les acteurs ont massivement rejeté la réforme en optant pour le report, c’est que l’ampleur des difficultés est réelle. Le cadre de la réforme et son application sont rejetés. Ils ne répondent pas aux attentes et revendications des personnels, soucieux de prendre réellement en compte les besoins des élèves et leurs conditions de travail. C’est bien la globalité du temps de l’enfant qui doit être prise en compte.

Aucune modification des rythmes ne peut se faire sans l’avis des enseignants. Pour cela, les conseils d’école doivent être systématiquement consultés. Quand l’organisation proposée par les collectivités ne recueille pas l’avis favorable du conseil d’école, une nouvelle concertation doit permettre de trouver un point d’équilibre entre avis des conseils d’école et harmonisation sur la commune. Cela ne peut se résumer en une application unilatérale des décisions des communes. De même, l’organisation de la semaine scolaire doit garantir la liberté des équipes dans l’organisation des 108 h (concertation, APC,...).

Il faut enfin qu’une véritable concertation soit mise en place, partout, pour construire ensemble une réforme qui permette une réelle amélioration des conditions d’accueil et d’apprentissage de nos élèves, des conditions de travail des enseignants et qui garantisse par un financement de l’état, partout et pour tous, des temps d’activités éducatives de qualité.

Jeudi 6 juin 2013

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