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20 mars 2014

Déclaration du SNUipp à la CAPD

Déclaration liminaire du SNUipp-FSU 95 à la CAPD du 20 mars 2014.

Madame la Directrice Académique, Mesdames, Messieurs,

La CAPD se tient 10 jours après les résultats des mutations inter départementales, ou peut-être devrions-nous dire après les « non mutations » puisque seulement 17,2% de collègues ont obtenu une réponse favorable ! Les possibilités de changement de département sont encore très réduites malgré la nouvelle bonification de 80 points qui n’a finalement eu que peu d’incidences. Beaucoup de collègues vont se voir à nouveau contraints à des choix difficiles entre leurs aspirations professionnelles et leurs situations familiales, c’est inadmissible ! Depuis lundi 10 mars, nous sommes sollicités par un grand nombre d’entre eux, certains dans des situations de grande détresse. Quelles réponses pouvons-nous leur apporter ? Quelle sera la situation des INEAT/EXEAT ?

Ce dossier est à lier étroitement avec les conditions de travail des enseignants du premier degré aujourd’hui. Des conditions d’exercice qui sont de plus en plus complexes et de plus en plus difficiles : la situation du remplacement est catastrophique, les départs en formation continue ont quasiment disparu, les réseaux d’aide se sont amenuisés au fil des années laissant parfois les collègues démunis face à certaines situations de terrible souffrance d’enfant bouleversant jusqu’à une classe, une école, une équipe d’école.

Vous allez annoncer aujourd’hui, madame la directrice, le nombre de départs en formation CAPA-SH. Nous exigeons qu’il soit à la hauteur des besoins des élèves de nos classes. Par ailleurs, nous réitérons notre demande de départ en formation G, nous soutenons le courrier de l’AREN 95 dont vous avez été destinataire.

Nous ne pouvons nous abstenir d’évoquer les rythmes scolaires et les incidences sur l’organisation du travail des collègues : remplacement, temps partiels, autant de questions qui émergent chez les collègues en ce moment. Dans quel secteur professionnel postule-t-on sur un poste et/ou sur une quotité de temps de travail sans en connaître préalablement l’organisation ni la quotité exacte ? L’éducation nationale pourrait le faire…

Il faut ajouter à tout cela la non reconnaissance salariale des enseignants qui après 4 années de gel de point d’indice seraient potentiellement dans le « viseur » de la politique d’austérité du gouvernement. L’éducation érigée en priorité budgétaire ne peut faire l’impasse sur la situation matérielle et financière des enseignants du premier degré. De plus, comment accepter et ne pas dénoncer une politique qui serait tentée de faire des économies sur le dos des services publics ou de la protection sociale ! C’est en ce sens que la FSU appelait à la grève le 18 mars.

Aujourd’hui, la Commission Paritaire Administrative Départementale devait examiner l’avancement à la Hors Classe. Même si le nombre de promus augmentera cette année, le passage à la hors-classe ne concernera que trop peu de collègues sur l’ensemble des promouvables. Malgré l’augmentation du ratio qui passe à 4%, on est encore bien loin des 15% permis par les textes. Chaque année, une forte majorité de professeurs des écoles qui partent à la retraite n’ont pu accéder à la Hors Classe et n’ont même pas atteint le 11ème échelon de la classe normale. Ce constat n’est pas acceptable.

Le SNUipp-FSU exige une amélioration du déroulement de la carrière avec l’accès de tous à l’indice 783, indice terminal de l’actuelle hors-classe au rythme d’avancement le plus rapide, dans le cadre d’une classe unique. Il demande, par ailleurs, le recylindrage du corps par la transformation de la hors classe en échelons accessibles à tous.

D’autre part, nous intervenons, à nouveau sur le respect du paritarisme. Dans notre département, force est de constater, qu’il est difficile d’exercer notre rôle de délégués des personnels depuis plusieurs mois : non transmission ou très tardive des documents, changement de dates d’instances, annonces de décisions lors de commissions ou audiences puis annonces différentes à la profession…

Concernant le mouvement intra départemental, le SNUipp-FSU vient d’obtenir la réponse du ministère au sujet de la transmission du projet à la profession dans le respect du paritarisme : il ne peut se faire avant la tenue de la CAPD, cela constituerait une remise en cause du paritarisme et de l’exigence de transparence et d’équité que nous portons.

Quant à la direction d’école et le tutorat des CUI, des collègues directeurs viennent d’être destinataires du Bilan de contrat unique d’insertion. Au delà de la charge de travail supplémentaire, alors que le chantier sur la direction d’école a acté un allègement des tâches administratives, et contrairement à ce que vous aviez annoncé, il ne s’agit pas de « l’accompagnement habituel » de ces personnels mais place bien les directeurs dans une position hiérarchique que nous ne pouvons accepter. Lors du groupe de travail du 31 janvier dernier, nous étions déjà longuement intervenus et avions dénoncé ce tutorat. Nous attendons que cette question soit mise à l’ordre du jour du groupe de travail départemental sur la direction d’école dont nous n’avons par ailleurs toujours pas la date.

Nous souhaitons également revenir sur le message intitulé « période de réserve électorale » reçu dans les écoles. Certes les enseignants doivent respecter une stricte neutralité dans l’exercice de leurs fonctions mais ils ne sont pas des fonctionnaires d’autorité, on ne peut donc pas leur opposer un devoir de réserve. Les termes du message laissaient entendre une claire restriction des libertés des enseignants, qui comme tout citoyen, peuvent exprimer leur opinion ou participer à un débat public.

Enfin, l’idée d’une remise en question des 60 000 créations de postes avancée par le journal Les échos est intolérable ! Après des années de suppressions massives de postes, il serait insupportable de stopper ou de ralentir l’inversion de la tendance.

On ne peut pas transiger avec la réussite des élèves. Il faut non seulement rattraper le retard dont est victime l’école primaire mais il faut également amplifier l’investissement. Car, à l’heure où les travaux de carte scolaire vont s’ouvrir, nous savons déjà que malgré une dotation positive notable, la situation de rentrée sera encore difficile…

L’heure n’est pas aux renoncements mais aux engagements pour l’école et ses personnels.

 

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