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16 janvier 2015

Grève le 3 février 2015

La FSU et ses syndicats appellent les personnels à se mettre en grève le 3 février. Pour réussir l’école, il faut davantage d’enseignants pour améliorer les conditions de travail, mais aussi de la formation et une revalorisation salariale.

Dans cette période de crise économique et sociale et de montée des inégalités, l’école avec ses enseignant-es constituent un rempart incontournable à la relégation des plus fragilisé-es et à la montée de tous les obscurantismes. Plus que jamais notre pays a besoin d’école, il faut lui donner les moyens de lutter efficacement contre l’échec scolaire qui touche en premier lieu les enfants issu-es des milieux populaires. C’est une des conditions pour offrir une culture commune à tous et toutes et permettre l’émancipation de chacun-e. Or, la priorité au primaire ne se traduit pas dans les écoles. Les nouveaux rythmes scolaires ne sont pas une réponse à la difficulté scolaire. Ils accentuent la dégradation des conditions de travail des enseignant-es et renforcent les inégalités territoriales.

Améliorer les conditions de travail

Budget

Avec seulement 2 511 créations d’emplois programmées pour la prochaine rentrée, l’école manque de postes et même 6 académies se voient imposer des suppressions de postes. Le budget est nettement insuffisant. Deux mesures actées pour la rentrée 2015, l’amélioration du régime des décharges pour la direction d’école et les demi-journées d’allègement de service en REP+, vont déjà consommer 1 650 postes. Il ne restera donc plus que 861 emplois pour accueillir les 23 400 élèves supplémentaires attendus à la rentrée 2015, soit un emploi enseignant pour 27 élèves. Le nombre d’élèves, par classe déjà au-dessus des moyennes européennes, ne va pas baisser et même augmentera dans trop d’écoles. De plus, les autres priorités affichées par le ministère ne vont pas se déployer (PDMQDC, -3 ans) et notre école ne va pas rattraper son retard (manque de 1 800 postes de remplacement et 4 834 RASED par rapport à 2008). Par ailleurs, des moyens supplémentaires sont également nécessaires pour classer en éducation prioritaire toutes les écoles dont les caractéristiques le justifient. Financer cette réforme de l’éducation prioritaire et répondre aux autres besoins nécessitent un tout autre budget. Ce besoin de moyens fera l’objet d’une campagne d’information.

Effectifs

La taille des classes, déterminante pour la réussite des élèves comme le confirment plusieurs études, doit baisser : pas plus de 25 élèves par classe et pas plus de 20 élèves en REP et REP +, pas plus de 15 élèves pour les moins de 3 ans, effectifs allégés dans les classes scolarisant au moins un-e élève en situation de handicap. Pour réussir la scolarisation des élèves en situation de handicap, il faut des professionnel-les formés avec statut pérenne et un salaire à hauteur des missions, pour accompagner les jeunes.

Réforme des rythmes

Elle a des conséquences négatives sur les conditions de travail et de vie des enseignant-es. Le SNUipp-FSU continue d’exiger une remise à plat de cette réforme.

APC Ce dispositif ne répond pas au traitement de la difficulté scolaire. Le SNUipp-FSU demande la fin des APC et le retour à un temps de concertation institutionnalisé dans l’emploi du temps régulier des écoles. ( avec par exemple la possibilité d’UN mercredi ou samedi matin libéré sur trois)

Gestion des personnels

Il faut remettre à plat le mode de gestion des personnels (inspection, rapport à la hiérarchie, mutations, temps partiel, droit syndical,…) qui a subi des dégradations incessantes.

Les salaires

C’est également la question salariale qui sera au cœur de cette journée de grève. Devant le déclassement salarial des enseignants, la revalorisation devient une urgence. L’annonce de la prime aux recteurs et rectrices a sonné comme une provocation chez nos collègues alors que leur salaire va baisser en janvier. Il faut d’urgence augmenter nos salaires. Cela passe par :

- Le rattrapage des pertes de salaires ;
- L’augmentation du point d’indice gelé depuis 2010 ;
- Une augmentation immédiate de l’ISAE (400 € bruts annuels) accessible à toutes et tous, s’alignant sur l’ISOE de nos collègues du 2nd degré (1200 € brut annuels).

La formation

Enfin, la formation s’affichera lors de cette journée de grève.

- La formation initiale reste laborieuse et le syndicat continue de réclamer un bilan des nouvelles Espé pour conduire les réorientations nécessaires.

- Quant à la formation continue, elle n’est toujours pas à la relance. C’est pourtant une exigence incontournable à l’heure des futurs nouveaux programmes et alors que le métier est devenu de plus en plus complexe. Alors oui ! « tous en grève le 3 février ».

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