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20 mars 2015

Assises locales pour les valeurs de la République : Aucune obligation

Lors de la CAPD du 12 mars, le SNUipp-FSU 95 a fait part de ses interrogations sur cette initiative dans notre département.

Dans le cadre de la « grande mobilisation pour l’école », la ministre a décidé de lancer de « grandes assises pour les valeurs de la République ». Les directeurs d’école sont actuellement destinataires de nombreuses informations pas toujours très claires appelant à participer voire même à organiser des réunions avec des partenaires (Parents, élus, associations) afin de remplir un questionnaire à faire remonter à l’inspection académique et ce en vue de la tenue d’une assise départementale.

Sans temps dédié spécifique et ne relevant pas de leurs missions, ces réunions représentent une charge supplémentaire qui ne peuvent avoir aucun caractère obligatoire. Le SNUipp-FSU vient d’intervenir auprès du ministère pour en avoir la confirmation. Cela doit donc se traduire au niveau local.

Le SNUipp-FSU le dit clairement :
- Les directeurs d’école n’ont donc aucune obligation à organiser de telles assises au sein de leurs écoles.
- Les équipes enseignantes n’ont également aucune obligation à participer aux assises organisées ici et là.

Qu’on se le dise, c’est tous les jours que les directeurs et les équipes enseignantes se mobilisent pour l’école et la réussite de leurs élèves. Assez d’annonces incessantes ! Il est temps de respecter le temps de l’école et le travail des enseignants.


Dès le début mars, le SNUipp-FSU 95 a été interpellé par des collègues directeurs, sur des courriels d’IEN arrivant dans certains secteurs du Val d’Oise demandant de communiquer les noms des représentants et des suppléants, pour les assises de l’École et de ses partenaires pour les valeurs de la République, parmi les enseignants et des parents de chaque école. Un courriel, comme beaucoup d’autres, très formel, sans réelles explications ni accompagnement. Une nouvelle demande subie et ressentie par certains comme un injonction...

Le SNUipp-FSU 95 a fait part de ses interrogations lors de la CAPD du 12 mars sur la communication autour de cet évènement, sur l’organisation et la préparation de ces assises dans notre département.

La Directrice Académique indique qu’il s’agit bien d’une invitation et non d’une convocation.


Quelques éléments d’analyse sur ces Assises :

Au lendemain des terribles attentats des 7 au 9 janvier contre Charlie Hebdo, l’école se retrouve soudain en première ligne. La ministre de l’Éducation nationale a décrété une « grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République » et, après un discours solennel de François Hollande à la Sorbonne la veille, a annoncé le 22 janvier onze mesures financées sur 3 ans à hauteur de 250 M€. (Lire le dossier spécial du SNUipp-FSU)

La ministre a donc lancé, le 9 février en présence des Recteurs et des Préfets, les Assises de l’École et de ses partenaires pour les valeurs de la République qui devront se tenir jusqu’à fin avril dans les départements. Des assises qui ont pour objectif de compléter et d’assurer la mise en œuvre les onze mesures annoncées le 22 janvier.

Le SNUipp-FSU demande que du temps soit libéré dans les écoles afin de pouvoir débattre, analyser et mandater les représentants volontaires qui participeront aux assises. Chacun, chacune doit pouvoir prendre part à la réflexion.

Il y a des questions qui taraudent : comment de jeunes Français ont-ils pu perpétrer de tels actes ? Quelles responsabilités collectives ? Comment ont été transmises, ou pas, les valeurs fondatrices de la République, la démocratie, la liberté d’expression, la laïcité ?

Mais l’école ne pourra pas tout régler à elle seule même si, quand des élèves refusent de faire la minute de silence, l’institution est directement interpellée. Nombre de jeunes issus de la banlieue sont en dissidence et ce n’est pas nouveau. Ils s’étaient déjà rappelés à notre souvenir en 2005 lors des grandes émeutes des cités et pour ceux à qui ça aurait échappé, des sociologues ont étudié ce qu’ils analysent comme des phénomènes de « relégation » et les dérives qu’ils occasionnent.

S’occuper de ces jeunes, ce n’est pas seulement agir dans l’école, c’est aussi agir dans la société, là où ils vivent avec leur famille, agir sur leur environnement social, économique, culturel, sur leur habitat.

À ce titre, les politiques de la ville mises en œuvre depuis la fin des années 80 n’ont pas produit les effets escomptés, et la loi de solidarité et de renouvellement urbain adoptée en 2000, censée apporter de la mixité dans les villes, est restée lettre morte. Alors, comment dans des quartiers ghettoïsés l’école pourrait-elle faire exception ? Elle est un des maillons de la chaîne et dans tous les cas si le débat restait uniquement scolaire alors on passerait à côté de la dimension sociale.

À consulter : la page du Ministère

 

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