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17 mars 2016

CAPD du 17 mars 2016 : déclaration du SNUipp-FSU 95

En amont des travaux de la CAPD, le SNUipp-FSU 95 a fait une déclaration liminaire.

La CAPD se tient une semaine après les résultats des mutations inter départementales, ou peut-être devrions-nous dire après les « non mutations » puisque seulement 13% de collègues du Val d’Oise ont obtenu une réponse favorable !

Ces dernières années, les possibilités de changer de département étaient très réduites. Elles sont cette année encore catastrophiques même si on note une légère hausse du taux de satisfaction ! On peut y voir une conséquence de la mobilisation de la section départementale qui a porté les revendications des collègues du Val d’Oise et en particulier lors de l’audience au ministère du 30 septembre 2015. Pour autant, avec un taux de satisfaction de 13% aux permutations interdépartementales 2016, le Val d’Oise est toujours très loin de la moyenne nationale de près de 24 %. Malgré cette légère hausse, 681 collègues du département n’ont pas obtenu leur mutation !

Sur les 102 départs, 49 sont pour un département d’Ile de France. 30 départements seulement, hors IDF ont intégré des collègues du Val d’Oise (ce qui fait chuter le taux de satisfaction à moins de 7%).

Les collègues évoquent l’iniquité géographique de traitement en matière de droits des personnels. Droits, ou plutôt non droits, qui ne se limitent d’ailleurs pas uniquement aux permutations.

Comment un enseignant peut-il comprendre que des collègues avec un barème inférieur quittent le département ou réussissent à entrer dans celui qu’ils avaient demandé ? Depuis la semaine dernière, nous sommes sollicités par un grand nombre de collègues. Ils sont désespérés, dans des situations de grande détresse, ils disent se sentir « emprisonnés » dans le département.

Chaque situation est intolérable pour la vie personnelle des collègues qui ne peuvent se rapprocher de leur conjoint, de leurs enfants, de leur famille parfois pour des raisons médicales ou qui ne peuvent pas rejoindre leur département d’origine après avoir exercé de nombreuses années dans le Val d’Oise ! Toutes les recherches de solution sont envisagées jusqu’à la démission…

Le désarroi des collègues du 95 ne fait que croître. L’avenir est bien incertain et c’est inadmissible. Les collègues vivent de dates à dates en attendant des réponses et ne peuvent se projeter dans le futur. Il est impossible d’avoir des projets autres que le quotidien en patientant jusqu’aux prochaines échéances…

Nous dénonçons cette atteinte aux droits des personnels. Nous exigeons que chaque situation soit étudiée dans le cadre des Ineat/exeat. Nous vous demandons, Madame l’Inspectrice d’accorder un nombre conséquent de promesses d’Exeat.

Un groupe de travail “bilan” s’est d’ores et déjà tenu au ministère le mardi 15 mars. Le SNUipp-FSU y a à nouveau porté son exigence de voir toutes les situations traitées dans l’intérêt des enseignants du premier degré. Le ministère a ainsi annoncé qu’un groupe de travail ministériel se tiendra avant la fin du mois d’avril. Nous exigeons, Madame l’Inspectrice, que la situation du Val d’Oise soit étudiée de façon extrêmement attentive. Nous comptons sur votre intervention auprès du ministère.

La CAPD d’aujourd’hui doit statuer sur les demandes de disponibilité. Leur nombre est encore en augmentation par rapport à l’an dernier, augmentation en partie due au nombre de demandes de droit pour « suivre conjoint » (+15).

Quant aux demandes de disponibilité sur autorisation, les collègues y sont souvent contraints parce que l’Institution n’a pas d’autre réponse à apporter, en particulier en ce qui concerne les raisons médicales ou la formation professionnelle.

Par ailleurs, concernant l’attribution des temps partiels, le SNUipp-FSU 95 s’oppose formellement à la restriction de ce droit pour les personnels.

Toutes ces décisions concourent à l’extrême morosité de la profession. De plus les conditions d’exercice continuent de se détériorer : les effectifs des classes sont surchargés, la situation du remplacement est catastrophique, les départs en formation continue ont disparu, les réseaux d’aide ne sont pas toujours complets, laissant parfois les collègues démunis face à certaines situations de terrible souffrance d’enfant. Vous allez annoncer aujourd’hui, madame l’Inspectrice, le nombre de départs en formation CAPA-SH. Nous exigeons qu’il soit à la hauteur des besoins des élèves de nos classes.

Dans le même temps les exigences institutionnelles sont de plus en plus nombreuses, la pression sociale de plus en plus forte. Faire réussir tous les élèves, combattre l’échec scolaire, intégrer les élèves en situation de handicap, apprendre à vivre ensemble... les discours et les incantations ne suffisent pas. Mieux d’école, ce sont d’abord des enseignants mieux reconnus, mieux formés, mieux payés et dont on respecte les droits !

 

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