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18 septembre 2018

Audience DASEN lundi 17 septembre 2018 : compte rendu

Nous avions mis plusieurs sujets à l’ordre du jour de cette audience : paritarisme, communication avec les collègues, APC, évaluations, "Agir pour l’école", Compte personnel de formation, inclusion, convention ruralité, regroupements d’écoles et direction d’école, demi journées de pré rentrée, élections professionnelles. Lire le compte-rendu

Nous avons été longuement reçu.es en audience par le DASEN, le secrétaire général et l’IENA.

1. Le paritarisme

Nous avons rappelé notre conception du paritarisme au DASEN. Si le SNUipp-FSU 95 s’emploie avec toute son énergie à défendre les collègues et les écoles, la manière dont l’administration s’est comportée l’an dernier était inadmissible : services de l’IA injoignables, documents de travail remis la veille des instances, parfois incomplets lorsqu’ils n’étaient pas truffés d’erreurs. Ne pas permettre aux délégué.es du personnel d’effectuer correctement le travail de vérification et d’information auprès de la profession nous met tous dans des situations qui ont parfois été inextricables.

Le DASEN répond qu’il n’y a aucune volonté de s’attaquer au paritarisme mais que les services ont beaucoup de travail. Il admet qu’il y a eu des dysfonctionnements. La réorganisation des services devrait, d’après lui, nous éviter de revivre la situation de l’an dernier.

Nous sommes également longuement intervenus sur la non communication des services vers les collègues : courriers aux IEN ou au DASEN restés sans réponse ( recours hors-classe, prime REP REP+ des enseignant.es référente.s, informations administratives...). Le DASEN en a pris bonne note.

2. Suppression des APC

Nous avons rappelé au DASEN notre consigne concernant la réappropriation des 108h qui passe par la suppression des APC.

Nous demandons de laisser les collègues gérer leurs 108h comme ils l’entendent puisqu’il s’agit toujours de travailler pour la réussite des élèves. Nous demandons également que les 10 minutes d’accueil effectuées dans les classes soient considéré.es comme du temps d’APC puisqu’il s’agit bien d’avoir une attention particulière pour chaque enfant et de l’aider dans une tâche (dans le domaine du savoir être aussi bien que dans celui du savoir faire).

Les pressions de certain.es IEN sont contre productives et ne vont pas dans le sens de la confiance aux enseignant.es tant répétée par le ministre et le DASEN. Nous appelons les écoles à ne pas faire remonter les tableaux demandés par les IEN.

Par ailleurs, comme chaque année, des IEN permettent à des équipes d’utiliser certaines des heures d’APC devant élèves pour des projets particuliers, pour l’écriture d’avenants aux projets d’écoles…Cette année, ce sera pour compléter l’application concernant les évaluations de CP et de CE1 ! Certains IEN pensent-ils donc comme le SNUipp-FSU que les APC ne sont pas un bon levier pour remédier aux difficultés des élèves ?

Le DASEN répond qu’il n’a aucune consigne du ministre et qu’il n’a donné aucune consigne aux IEN. N’hésitez donc pas à continuer de nous contacter et de nous communiquer les écrits des IEN.

3. Evaluations CP et CE1

Nous souhaitions apporter notre analyse concernant les évaluations CP et CE1 de ce début d’année.

-  A quoi servent normalement les évaluations diagnostiques ?

Tout d’abord, les enseignant.es n’ont pas attendus une énième consigne d’un ministre pour faire passer des évaluations diagnostiques dans leur classe. Ensuite les évaluations souvent réfléchies en cycle, permettent qu’elles soient en concordance à la fois avec les programmes et avec les connaissances des élèves. Elles sont présentées aux élèves comme permettant de savoir où chacun.e en est et ce qu’il/elle doit travailler. L’évaluation est un outil indispensable pour les élèves et pour les enseignant.es.

Dans notre département, des évaluations de CP avaient été construites avec la profession. Elles étaient alors un outil que les enseignant.es s’appropriaient et elles ont évolué en fonction des remarques des enseignant.es. Ensuite, les collègues corrigeaient en équipe et bâtissaient leur remédiation dans la classe, le cycle et l’école.

-  Quelles évaluations le ministre propose-t-il aujourd’hui ?

Les items de ces évaluations n’ont jamais été présentés aux enseignant.es. Ces dernier.es les ont découvertes la semaine dernière. Au regard des exercices, les élèves seront clairement mis en difficulté. D’abord, ils ne respectent pas les apprentissages réels issus des programmes de maternelle. Ensuite, certains exercices sont infaisables dans le temps imparti. De plus l’accent mis sur la phonologie avec les mêmes groupes de mots mais pour lesquels il faut trouver le son du début puis le son de la fin ne vont pas permettre aux élèves de s’y retrouver.

Pour les CP, la majeure partie des exercices de français relèvent de la phonologie. La compréhension est très limitée. Il n’y a aucun écrit (copie, écriture essayée…). Tout ce qui se réfère au type d’écrit, à la notion de mots/phrases/textes a également disparu…

Même si le ministre dit qu’il n’est pas question de classer les élèves, ni les écoles, il parle bien de pilotage pédagogique. De plus, lorsqu’il évoque la prime REP+ de 3000€, il indique que 1000€ seront versés cette année et que la revalorisation se poursuivra l’année prochaine en ajoutant la possibilité d’un adossement d’une partie de cette indemnité aux progrès des élèves ...

- Que sont les indicateurs standardisés ?

Enfin, l’analyse des enseignant.es est complètement mise de côté puisque nous serons cantonnés à saisir les réponses des élèves. Chaque enseignant.e recevra alors un profil de ses élèves et de sa classe.

L’objectif du ministre, il ne s’en cache pas est d’imposer aux enseignant.es des méthodes qui « marcheraient »mieux que d’autres ! L’apprentissage de la lecture n’est pas magique et toutes les études montrent qu’il n’y a pas une méthode pour apprendre à lire. Nous devons multiplier les entrées afin que les élèves puissent comprendre ce qu’ils lisent et puissent réfléchir. Par contre, si l’objectif est de réduire la capacité de réflexion, de compréhension et de culture des élèves, on ne s’y prendrait pas mieux ! Le SNUipp-FSU s’est donc adressé au ministre pour demander un moratoire. De plus, il invite les enseignant.es à ne faire passer que les items qu’ils/elles jugeront opportuns, et à ne pas faire de remontée de saisie. L’analyse des évaluations doit rester du domaine des enseignant.es, de l’équipe d’école qui sauront ainsi faire un retour constructif aux familles.

Le DASEN répond que ces évaluations sont obligatoires, qu’elles relèvent de la rigueur de l’exploitation statistique, qu’en effet la plupart des élèves ne les réussiront pas ( !), c’est une volonté afin de mesurer les compétences de tous les élèves, du plus en difficulté au plus performant (pour identifier les EIP ???).

4. Évaluations vers une méthode de lecture imposée ? Agir pour l’école.

Plusieurs écoles de circonscriptions différentes (Sarcelles Nord et Sud, Garges, Persan) nous alertent sur l’infiltration de l’association Agir pour l’école.

Cette association, dirigée par Laurent Bigorgne qui n’est autre que le directeur de l’institut Montaigne, créée en 2001, s’affiche comme guidée par l’ambition de trouver des solutions contre l’échec et les inégalités scolaires.

Nous avons pu avoir accès à la méthode de lecture proposée, réduite à la phonologie la première période, puis du son à la lettre et seulement vers le mot en fin d’année. C’est une nouvelle fois faire preuve d’une grande méconnaissance de l’apprentissage de la lecture !

Le SNUipp-FSU dans un communiqué unitaire, avec d’autres syndicats et associations proteste contre les pressions exercées sur des équipes d’écoles pour qu’elles s’engagent dans le programme d’apprentissage de la lecture de l’association Agir pour l’école. Ils soutiendront tous les enseignants et toutes les équipes victimes de ces pressions qui doivent cesser.

Le DASEN répond que le ministre a sollicité 8 départements, qu’il s’agit d’une expérimentation pour des écoles volontaires. Pour le moment, plusieurs écoles se sont retirées du dispositif, nous faisons le point avec elles. N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes dans cette situation.

5. Compte personnel de formation

Alors que l’administration du département continue de dire que ce n’est pas mis en œuvre dans notre académie ( !), chaque enseignant.e a reçu un message concernant le CPF sur sa boîte professionnelle.

Nous avons donc interrogé le DASEN sur sa mise en œuvre. Ce dernier n’a aucune information de l’administration centrale pour le moment...

6. Convention ruralité, regroupements des écoles et direction d’école

Le DASEN avait évoqué l’idée d’un travail pluriannuel avec les partenaires de l’école en particulier sur le Vexin lors du CTSD de rentrée. Si l’analyse de la situation dans notre département peut sembler pertinente, les annonces du ministre sur le regroupement d’écoles y compris en zone urbaine lié à un statut du directeur administratif nous inquiète vraiment. L’idée du ministre est bien de réduire au maximum le nombre de postes.

Le DASEN répond que dans sa proposition, il n’était pas question d’avoir une entrée sur la réduction des moyens. Nous serons très vigilant.es sur la réflexion menée et sur les décisions qui pourraient être prises.

7. Accompagnement des élèves en situation de handicap, inclusion et élèves ayant des troubles du comportement

Nous sommes longuement intervenus sur ce sujet. En effet, les situations des collègues dans certaines classes deviennent intenables.

Le SNUipp-FSU est favorable à l’inclusion et à la scolarisation des élèves en situation de handicap MAIS PAS DANS LES CONDITIONS QUE NOUS VIVONS DANS NOS CLASSES ET NOS ÉCOLES !

Il ne se passe pas une semaine sans que nous soyons alertés par des situations d’urgence. Les collègues doivent gérer un groupe classe hétérogène avec des enfants en grande souffrance avec des troubles du comportement, pour d’autres des troubles qui peuvent donner lieu à PPS avec accompagnement nécessaire tout en devant efficacement inclure les élèves d’ULIS. Ces collègues se retrouvent parfois/souvent avec plus de 30 élèves à gérer dans toute leur diversité et en assurant la sécurité de tous...Les collègues sont mal menés psychiquement mais pour certain.es également physiquement ! Il en est de même pour nos collègues AVS/AESH.

Nous avons demandé qu’un groupe de travail ASH se tienne sur ces questions. C’est en ce sens que nous organiserons également une RIS pour vous donner la parole. Vous pouvez aussi toujours remplir l’enquête nationale à ce sujet. Plus nous aurons d’échanges et de remontées, plus notre parole sera entendue au ministère. Enquête à destination des enseignants : http://questionnaires.snuipp.fr/limesurvey/index.php/891479/lang-fr

Enquête à destination des AVS/AESH : http://questionnaires.snuipp.fr/limesurvey/index.php/663856/lang-fr

8. 2 Demi journées de pré rentrée supplémentaires ??

Les collègues des circonscriptions de FRANCONVILLE et d’ARGENTEUIL SUD nous ont alerté sur 2 Demi journées de pré rentrée supplémentaires. Nous avons dès jeudi dernier alertés l’IENA et le DASEN.

Nous avions évoqué ces questions lors de la CAPD du mois d’août, pour mémoire :

- il n’y a au bulletin officiel qu’une seule journée de pré rentrée, vendredi 31 août.
- toujours au bulletin officiel : Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques.
- les équipes d’école qui souhaitent effectuer une seconde journée de pré rentrée peuvent le faire.

Le SNUipp-FSU 95 avait renouvelé sa demande comme chaque année, que cette seconde journée soit décomptée des 108h au titre des concertations ou de la journée de solidarité. Le DASEN avait répondu favorablement à cette demande.

Le DASEN indique qu’il n’a donné aucune consigne concernant les 2 demi journées qui peuvent être proposées par les autorités académiques. Les 2 circonscriptions citées ci-dessous doivent envoyer un ERRATUM. N’hésitez pas à nous recontacter si ce n’était pas le cas.

9. Élections professionnelles du 29 novembre au 6 décembre 2018

-  concernant la boîte académique : nous avons demandé que l’administration communique à nouveau pour que les collègues l’utilisent, la vident, demandent son extension. Nous nous sommes assurés que tous les jeunes collègues (contractuel.les, PES) recevaient les infos
-  concernant les NUMEN : nous avons demandé que l’administration communique sur la façon de récupérer son NUMEN et continue de conseiller aux collègues de changer de mot de passe. Nous rappelons que ce numéro est strictement personnel, il ne peut être communiqué à personne d’autre que l’agent. Il ne faut JAMAIS communiquer ce numéro qui permet d’accéder à toutes les informations personnelles nous concernant.
-  Remise des notices de vote par les directrices et directeurs contre signature : quelle information pour les directrices/teurs ? que deviennent les notices de vote non remises ? L’administration n’a pas de réponse pour le moment...

Fin de l’audience : 19h45

 

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