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22 février 2019

Audience auprès de la rectrice du 21 février 2019 : compte-rendu

Les quatre sections du SNUipp-FSU de l’académie (95, 92, 78, 91) ont été reçues, à leur demande, en audience par la rectrice d’académie.

Étaient présents : les représentants des 4 sections SNUipp-FSU de l’académie, les 4 DASEN de l’académie, la rectrice, le secrétaire général du rectorat et la DRH, la responsable de la formation au niveau académique.

De plus en plus, des dossiers concernant le premier degré sont gérés au niveau académique (répartition des moyens, enseignement spécialisé, formation, postes adaptés…)

En introduction générale, la rectrice nous a présenté la politique gouvernementale actuelle très positive selon elle ( !) : dédoublement des classes en REP, école inclusive, école des savoirs fondamentaux, école obligatoire dès trois ans, formation initiale…

Le SNUipp-FSU a évidemment une toute autre analyse que celle de la rectrice. Pour nous, le mot de « confiance » est dévoyé par notre ministre, et ce n’est pas de cette « confiance là » dont les collègues, les élèves et les écoles ont besoin.

Ce que le SNUipp-FSU a porté :

1. Gouvernance académique

- La façon dont sont gérés les dossiers du 1er degré au niveau académique ne correspond pas forcément aux besoins des collègues (postes adaptés, allègement de service, nominations en ULIS collège…). Nous manquons d’instances paritaires qui nous permettraient d’avoir un regard sur la gouvernance académique, qui manque réellement de transparence.

- La répartition des moyens entre les départements, qui est présentée en CTA (comité technique académique), ne peut pas être discutée. Nous n’avons donc aucun élément permettant de comprendre cette répartition.

- La perception du 1er degré ne doit pas se faire par le prisme du 2nd degré dont la configuration dans les établissements est complètement différente.

- Une réflexion doit être poursuivie sur la mobilité : les collègues de l’académie de Versailles peuvent trop difficilement obtenir une mutation.

Pour avancer sur tous ces sujets, nous demandons un groupe de travail académique paritaire.

2. Santé et sécurité au travail

Nous avons souligné le manque de communication de l’administration sur les registres CHSCT, qui de ce fait sont peu utilisés. Sur les CHSCT de l’académie de Versailles, il y a très peu d’enquêtes sur les événements dramatiques ou les accidents.

Un des éléments qui crée le plus de souffrance au travail et aggrave les risques psycho-sociaux, c’est la gestion de l’inclusion et des élèves dit « hautement perturbateurs ». Les services hospitaliers, CMPP, et structures de soins partenaires de l’école étant exsangues, l’école porte seule l’inclusion des élèves. Les collègues ont la sensation de ne pas être écoutés et de ne pas avoir de solution.

Nous soulignons que l’employeur manque à ses devoirs de protection du fonctionnaire et demandons à ce que l’accompagnement des personnels soit inscrit sur les fiches de postes des corps encadrants, qui devraient davantage être sensibilisés à cette problématique d’ampleur.

3. Mobilité

Le manque de mobilité des collègues de nos départements n’est pas nouveau, mais il s’est nettement aggravé ces dernières années. Il vient d’un manque d’attractivité du métier et d’un manque d’attractivité des départements de l’académie. Un deuxième concours a été mis en place depuis l’année dernière, 1900 places sont ouvertes au concours cette année. Ces mesures ne suffisent pas pour résoudre les problèmes d’attractivité et donc de déficit en personnel ni pour améliorer la mobilité. La question doit être travaillée de façon plus complète, avec une prise en compte du coût de la vie en Ile de France, des conditions de transport et de travail, les salaires…

Le rectorat nous annonce que cette année, les possibilités de mutation seront un peu plus favorables que les années précédentes sans pour autant donner de chiffres...

4. Les moyens

Nous avons insisté sur la sous dotation de notre académie. Le rectorat nous indique que dans l’académie, le nombre moyen d’élèves par classe ne se dégrade pas, même avec la politique des CP et CE1 dédoublés. Nous avons rappelé que l’académie, qui pourtant est très dense et concentre de nombreuses difficulté, est une de celles dont le nombre d’élèves par classe est le plus élevé de France. On ne peut pas simplement parler toujours de « moyennes », car derrière les moyennes, il y a les réalités de terrain. Une classe chargée actuellement signifie un accueil plus difficile de tous les élèves à besoin particulier, des élèves en situation de handicap et des élèves « hautement perturbateurs ». Le travail avec la MDPH est long et laborieux et ne permet pas suffisamment de résoudre les difficultés sur le terrain. Les moyens attribués à la formation ne sont clairement pas à la hauteur des enjeux : la formation initiale est carencée et très insuffisante, la formation continue est très réduite et ne permet pas aux collègues d’avoir suffisamment d’éléments de formation pour assumer l’inclusion dans de bonnes conditions, la formation des enseignants spécialisés (CAPPEI) a été très fortement réduite. Les collègues font tout ce qu’ils peuvent et s’épuisent. Quand ils appellent au secours, ils sont en réalité déjà dans une situation de grande difficulté et de souffrance. Nous demandons que leur parole soit prise en compte et entendue, et que l’administration prenne conscience de ces manquements et trouve des solutions pour améliorer l’accompagnement des enseignants.

En conclusion, nous rappelons que les enseignants du 1er degré ont besoin d’être respectés, entendus et pris en considération. Nous sommes présents pour porter leur parole et rappelons notre exigence de groupes de travail spécifiques sur les questions portant sur le 1er degré.

 

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