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30 octobre 2019

RIS directrices.teurs d’école du 16 octobre 2019 : compte-rendu et actions

Le SNUipp-FSU 95 a proposé une réunion d’information syndicale pour les directrices et directeurs d’école. L’actualité tragique nous a conduits à accélérer l’organisation de cette rencontre. L’objectif était d’ouvrir un espace de paroles aux collègues, de faire un point sur l’historique et de définir ensemble les actions à mener. Compte rendu et proposition d’actions

Les directrices.teurs présent.es ont fait état de :
- leur épuisement et le fait de supporter et d’accompagner aussi celui de leurs équipes
- leur exposition permanente et leur isolement
- la surcharge de travail exponentielle
- le besoin de reconnaissance de leur fonction
- le manque de temps
- les relations difficiles avec les partenaires de l’école
- les pressions institutionnelles
- la culpabilité permanente et le sentiment de mal faire leur travail

La question du statut a été posée.

Les collègues présent.es ne veulent pas devenir des supérieur.es hiérarchiques. Elles, ils veulent continuer à travailler en équipe, elles/ils sont attaché.es au conseil des maîtres. Et pourtant la situation actuelle ne peut perdurer. Il y a urgence à reconnaître les missions spécifiques de la direction d’école.

Le ministre parle de mettre en place un comité de suivi de la direction et de faire des propositions…

Le SNUipp-FSU fait des propositions depuis longtemps !

Avec les collègues présent.es, nous avons décidé de :

- signer une lettre ouverte au ministre
- d’alléger notre travail de direction pour recentrer celui-ci sur ce qui est utile aux élèves, aux collègues et aux familles
- signer une motion de conseil de maîtres

Le constat est unanime. Nous avons décidé collectivement de plusieurs actions :

- ne faire remonter à l’institution que ce qui est utile à nos élèves, à nos collègues et aux familles ;
- demander à l’IEN la tenue d’une réunion de direction ayant à l’ordre du jour les conditions de travail des collègues des écoles, sur le temps scolaire avec remplacement ;
- exiger la possibilité pour les directeurs-trices qui le souhaitent de se réunir sur le temps de travail afin d’échanger et de mutualiser sans avoir à en rendre une trace institutionnelle ;
- voter une motion de conseil des maîtres avec information au conseil d’école ou motion de conseil d’école (ci-dessous) ;
- signer la lettre ouverte au ministre dénonçant nos conditions de travail (voir ci-dessous).

Nous exigeons :

- l’arrêt immédiat des pressions et des injonctions liées aux réformes ministérielles
- l’arrêt immédiat des pressions, voire injonctions des mairies
- la création de postes statutaires d’aide administrative à l’école
- l’augmentation significative des temps de décharges en fonction des besoins définis par le conseil des maîtres.
- l’ouverture de véritables négociations sur la revalorisation des personnels de l’Éducation Nationale que ce soit en termes de reconnaissance sociale ou salariale ;

Nous ne répondrons plus :

- aux divers tableaux et demandes qui ne permettent pas la concrétisation du projet d’école (tableau des langues, désignation de référents, EPS, informatique, chorale, E3D …)
- aux sollicitations dont les informations sont disponibles via ONDE (espace IEN, espace mairie en mettant les moyens nécessaires)

Nous ne compléterons plus

des documents qui relèvent d’autres services (Affelnet, sollicitations mairie …)

D’ores et déjà, nous :

- ne modifierons pas l’accueil des enfants de PS, réfléchi par les conseils des maîtres depuis des années en fonction de leurs réalités de terrain, au prétexte qu’un formulaire est utilisé pour nous imposer un choix de politique gouvernementale ;
- ne transmettrons pas le procès-verbal papier des résultats des élections de parents d’élèves ;
- ne transmettrons pas le calendrier des 108h et des concertations qui reste disponible dans le bureau de direction ;
- ne transmettrons pas les comptes rendus des réunions des conseils des maîtres, d’école ou de cycle qui restent disponibles dans le bureau de direction ;
- ne prendrons plus en charge l’organisation des ELCO (enquêtes et organisation) ;
- ne participerons plus aux réunions de l’administration ou des collectivités territoriales hors temps de travail ou non remplacées sur le temps de travail.
- ne voulons plus nous substituer aux services de médecine scolaire, d’assistance sociale… sous prétexte de manque de moyens
- ne répondrons à aucune injonction et/ou demande de document qui ne nous paraîtront pas utile pour l’école.

Ces décisions seront portés par le SNUipp-FSU 95 à la connaissance du DASEN et des IEN.

Motion de conseil des maîtres / d’école

L’équipe de l’école ………………………………………….. réunie en conseil …………………………………….. le ………………….. prend la décision de recentrer son action, sa réflexion et son travail sur ce qui est utile à nos élèves. Nous faisons le constat ces dernières années que nous ne pouvons plus faire vivre nos projets d’école et que les injonctions pédagogiques permanentes mettent en souffrance les personnels comme les élèves.

Signature des membres du conseil des maîtres / d’école :

Lettre ouverte au ministre de l’Éducation Nationale

Monsieur le Ministre,

Nous nous adressons à vous en tant que directrices et directeurs du Val d’Oise.

Le geste de notre collègue Christine Renon a mis tragiquement la lumière sur la souffrance au travail des enseignants, en particulier celle de ceux chargés de la mission de direction d’école. Pourtant ce n’est pas faute de vous avoir interpellé à de nombreuses reprises via nos représentants syndicaux dans les instances, via nos mobilisations du printemps dernier contre les EPSF notamment.

Nous sommes en colère ! Comment avez-vous pu, par votre absence d’écoute, permettre que notre collègue en vienne à ce geste ultime ?

Nous sommes des professionnels investis dans cette mission que nous avons choisie pour être avant tout les animateurs d’un collectif de travail : le conseil des maîtres.

Notre mission n’a plus ce sens car elle est mise à mal par des injonctions de plus en plus déconnectées de la réalité et des besoins de nos élèves et de nos écoles. Les personnels sont oppressés par une institution obsédée par la mesure et le contrôle qui remet constamment en cause le travail des équipes s’il a le malheur de ne pas correspondre aux attentes et préconisations du moment.

Nous sommes traités comme des objets de réforme et non comme des professionnels concepteurs avec une éthique et des valeurs.

Nous sommes submergés de tâches administratives qui ne nous permettent plus de faire vivre nos projets d’école. Or dès que vous avez pris vos fonctions votre gouvernement a supprimé nos aides administratives au lieu d’en faire un vrai métier pour des personnels sur le chemin du retour à l’emploi !

Dans un département comme le nôtre où l’ensemble des services publics partenaires de l’école est exsangue, nous sommes seuls face aux situations de crise que vivent nos élèves.

Nous représentons pour leurs familles le dernier service public encore fonctionnel dans leur quartier. Nous ne pouvons pas pallier les défaillances et manques de services sociaux, médicaux, de logement, de protection de l’enfance ou encore de justice.

L’institution que vous représentez nous doit une protection et un soutien. Et non pas, comme c’est le cas désormais, une suspicion et une remise en cause de nos décisions.

Depuis 2 ans, vous avez mené des réformes à marche forcée, sans jamais tenir compte de notre avis. Réformes qui heurtent notre professionnalisme et qui pour certaines bafouent nos valeurs et notre éthique. Et enfin, quel mépris d’instrumentaliser le geste de notre collègue pour, à nouveau, proposer le statut de supérieur hiérarchique des directeurs. Et ce, le jour même de ses obsèques et des rassemblements massifs !

Le manque de reconnaissance dont souffre notre mission n’aura pas pour réponse un statut qui nous isolerait encore plus de nos collègues. Nous ne souhaitons pas être « les soldats » de votre politique ! Nous avons choisi notre métier, notre mission pour permettre à tous nos élèves de bénéficier du meilleur service public d’éducation possible. Et vous nous rendez cette tâche impossible.

C’est dans la dignité et l’unité que nous, directrices et directeurs du Val d’Oise vous demandons d’ouvrir un dialogue réel et concret. Pour remplir nos missions, nous voulons que vos réformes à marche forcée cessent. Que vos prescriptions pédagogiques à tous les niveaux arrêtent de mettre à mal nos collègues que vous transformez en simples exécutants de méthodes et autres guides colorés. Pour nous soulager dans notre quotidien, nous souhaitons également l’augmentation significative des temps de décharge en fonction des besoins définis par le conseil des maîtres et la création d’emplois statutaires d’aide administrative à l’école pour des agents formés et en contrat pérenne. Il est urgent de reconstruire le respect du travail de chacun mis à mal par des réformes et le « new management public » destructeurs alors que c’est de considération, de soutien et de protection dont ont besoin les enseignants.

Veuillez croire, monsieur le Ministre, en notre engagement et en notre mobilisation pour le service public d’éducation nationale.

Je signe la lettre au ministre

SIGNATURE LETTRE OUVERTE AU MINISTRE
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Type d’école [Obligatoire] :
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