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18 octobre 2019

CAPD du 17 octobre 2019 : déclaration et compte rendu

La CAPD s’est tenue dans un contexte dramatique après le suicide de notre collègue Christine Renon. Le SNUipp-FSU 95 a proposé de faire une déclaration liminaire intersyndicale pour dénoncer nos conditions de travail et dire notre souffrance. Lire la déclaration et le compte rendu (à l’ordre du jour les stages de formation continue et les questions diverses du SNUipp-FSU 95)


- Lire la déclaration : malaise enseignant, provocation du ministre, direction d’école, formation continue, réformes de la fonction publique et des retraites

PDF - 338.5 ko
Déclaration CAPD du 17 octobre 2019

Bien conscient de la gravité de la situation, le DASEN répond :
- qu’il reconnait la souffrance au travail et "qu’on ne devrait jamais en arriver là"
- qu’il attache toute son importance au travail du CHSCT
- qu’il s’inquiète de l’augmentation du nombre de remontées des faits établissements et de la violence verbales ou physique dont les enseignant.es sont victimes au quotidien. La situation n’est plus acceptable.
- qu’il reste attaché au travail travail collectif avec les représentant.es des personnel

Le SNUipp-FSU 95 a replacé les difficultés des écoles dans un contexte sociétal difficile, avec une image de l’enseignant.e sans cesse bafouée en particulier par notre ministre ! La reconnaissance de notre travail passe par la restauration de la confiance (pas celle affichée par JM Blanquer !) dans les équipes enseignantes, une médecine de prévention à la hauteur des besoins, un salaire à la hauteur de l’investissement de notre profession et l’accès à une retraite et une pension décente !

Formation continue

La CAPD de ce jour étudiait les candidatures retenues pour les stages départementaux de formation continue pour l’année scolaire.

Le nombre de collègues qui se sont porté.es candidat.es pour ces stages départementaux a augmenté significativement par rapport à l’an dernier.

- 739 candidats en 2019 (contre 607 en 2018), 1463 vœux exprimés (1200 en 2018) pour 350 places disponibles :
- 277 collègues ont obtenu leur vœu n°1
- 67 collègues ont obtenu leur vœu n° 2
- 6 collègues ont obtenu leur vœu n° 3

Le classement des candidatures s’est fait d’abord par ordre des vœux puis par barème pour chaque stage.

Le barème formation continue est calculé à partir de l’ancienneté générale de services (AGS arrêtée au 1er septembre de l’année en cours) multipliée par le nombre de jours ou semaines de stage effectués.

L’enseignant qui a le plus petit barème (qui a donc obtenu le moins de formations dans sa carrière) est donc privilégié dans l’attribution des stages.

Nous ne pouvons que dénoncer une formation continue réduite à peau de chagrin malgré les efforts du département. Nombre de modules sont à public désigné, et ne répondent pas aux attentes de formation de nos collègues. Nous constatons que les stages ayant trait aux conditions d’exercice (stress, mal de dos, voix, troubles du comportement des élèves) recueillent un grand nombre de candidatures, ce qui dans le contexte actuel, est peu étonnant....

Questions diverses portées par le SNUipp-FSU 95

1) RDV de carrière et APC

Des collègues nous signalent que dans le compte rendu de leur RDV de carrière figure la mention : "ne fait pas les APC". Il est inacceptable que ce type de mention puisse figurer sur un document de promotion. Nous estimons que le fait de s’engager dans un mot d’ordre syndical n’a pas à être mentionné dans ce type de document.

N’hésitez pas à nous informer si c’est le cas, nous ferons remonter au DASEN le nom des IEN et la manière dont ceci est rédigé .

2) Recours classe exceptionnelle.

11 collègues ont été identifiés avec pour certains des avis littéraux strictement identiques à ceux de l’année dernière mais avec un avis final revu à la baisse passant de "très satisfaisant" à "satisfaisant". Qu’en est-il pour ces collègues ?

L’avis pour l’accès à la CE est donné pour l’année et n’est pas définitif. Il peut évoluer compte tenu de l’ensemble des candidatures et au regard des quotas d’excellent et de très satisfaisant. Les personnels qui ont formulé un recours ont tous reçu un courrier de réponse en ce sens.

3) Scolarisation des enfants dès le jour anniversaire de leurs 3 ans :

des collègues nous font remonter que certaines mairies annoncent dores et déjà aux familles qu’elles pourront inscrire leurs enfants en cours d’année scolaire après janvier le jour de leurs 3 ans et s’inquiètent donc d’une augmentation soudaine des effectifs en maternelle. L’administration nous répond qu’il peut y avoir entre le Maire et l’IEN une négociation sur les situations particulières (familles en difficultés puisqu’on connaît le problème des subventions CAF de garde d’enfants). En outre cela se fait en fonction des capacités ; il n’y a donc pas de risque d’explosion des effectifs. Nous resterons vigilants sur l’application de ce principe.

4) Le petit déjeuner en maternelle.

Est-il imposé sur certaines écoles sur le temps scolaire (de 8h20 à 8h30) ? Cela pose des problèmes d’organisation. Qu’en est-il de l’obligation des collègues qui doivent assurer ce petit déjeuner ?

2 projets sont en cours à Villiers Le Bel et à Garges. Il s’agit de projets menés conjointement avec les écoles, l’IEN et les mairies. Les conventions ne seraient pas encore signées. Ce petit déjeuner pourrait être mis en place 2 jours par semaine sur des horaires compris entre 8h20 et 9h.

5) Contractuel.les

Nous nous interrogeons sur la manière dont sont recruté.es les contractuel.les. Des équipes nous font remonter que certain.es collègues seraient envoyé.es sur le terrain sur simple entretien téléphonique.

- Quelle est la procédure d’embauche ? Les services nous répondent que dans un premier temps, ils contactent des personnes ayant obtenu le CRPE mais n’ayant pas validé le M1 ou à l’inverse n’ayant pas obtenu le concours mais bien validé le M1. Si la personne est intéressée, il n’y a pas d’entretien.

Pour les autres candidats, mise en ligne d’une annonce pôle emploi avec tri des CV (licence minimum). Un entretien est proposé avec un jury composé de deux ou trois personnes. Ensuite, un travail avec la DIPER est fait pour positionner les personnes si possible proche de leur domicile et en priorité sur des postes pleins vacants.

Cette seconde vague d’embauche devrait permettre, selon l’administration, de redonner un peu d’air aux circonscriptions déjà dépourvues de ZIL. Nous nous assurerons que les situations de non remplacement ne perdurent pas au retour des vacances.

- Quel accompagnement avant la prise de fonction :

stage de 3 jours à la rentrée des vacances d’automne pour les nouveaux.elles recruté.es

- Quel accompagnement à la prise de fonction et ensuite ? par qui ?

accompagnement par un CPD et un PEMF dès que sous service PES, à défaut par un CPC

6) Autorisation d’absence : gestion de la RH de proximité ???

De plus en plus de collègues nous signalent des autorisations d’absences accordées sans traitement voire même des refus pour des situations médicales ou de décès de proche, parfois même avec un avis favorable de l’IEN.

Nous demandons à ce qu’une analyse soit faite sur le nombre de demandes, le type de demandes, les autorisations accordées ou non.

Le DASEN répond qu’il appuie son avis sur celui de l’IEN et qu’il y a rarement de divergence.

Mais il évoque le contrôle de gestion académique et ministériel qui imposent très clairement des réductions budgétaires en n’accordant pas les autorisations d’absence avec traitement, ce que nous avons de nouveau dénoncé !

7) Crédit temps pour les collègues bénéficiant de la formation REP+ (exemple de Villiers Le Bel) :

Nous avons à nouveau posé la question administrative qui ne semble pas être encore réglée. Les collègues qui bénéficient de crédit temps sont considéré.es ces journées là " en récupération", au même titre que les ZIL ou BD qui dépassent les 24h de service hebdomadaire. Ces journées sont libérées, les collègues les utilisent comme bon leur semble.

8) Point de situation du remplacement

- 64 classes non remplacées

Nous sommes intervenus sur le manque de remplaçant.es qui se fait déjà sentir dans les écoles et sur le remplacement des collègues en co-intervention dans un CP ou un CE1 dédoublés.

L’administration nous renvoie que des circonscriptions sont déjà en tension. Concernant le remplacement des collègues en co-intervention dans un CP ou un CE1 dédoublés, il n’y a pas de consignes particulières. Les Classes dédoublées sont le cadre commun, le remplacement se fait sur une analyse précise du contexte.

9) Point sur les AESH, organisation des PIAL

Ce point sera étudié lors d’un groupe de travail spécifique.

 

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