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1er octobre 2007

Suppression du samedi matin

Le SNUipp a été reçu par Xavier DARCOS lundi 08 octobre 2007 à 17 heures. Le ministre confirme l’annonce, accepte d’ouvrir une concertation sur l’utilisation des 2 heures libérées et les modalités de mise en oeuvre, mais trace des pistes inquiétantes, notamment pour la maternelle !


Compte-rendu de l’audience avec le Ministre

Ouverture des discussions

A l’annonce publique de la suppression du samedi matin, nous avons dénoncé l’absence de concertation et demandé à être reçus dans les meilleurs délais.

Nous avons été reçus par le Ministre de l’Education Nationale X. Darcos, lundi 8 octobre.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de l’audience.

Sur la mise en œuvre concrète, l’ensemble du dispositif n’est pas finalisé et de nombreuses questions restent posées.

A l’évidence, les propositions d’utilisation des « 2 heures libérées » ne constituent pas une réponse crédible pour répondre au défi de la réussite de tous.

Pour autant, ces annonces qui induisent des changements profonds dans l’organisation de l’école, provoquent de multiples débats dans la profession. Nous avons demandé et obtenu l’ouverture de discussions.

Compte rendu de l’audience

Nous avons insisté sur le mécontentement des personnels qui ont appris par les médias, les évolutions importantes dans le fonctionnement et l’organisation de l’école. Nous avons interrogé le Ministre sur les modalités concrètes de la mise en œuvre de la suppression du samedi matin. Nous avons demandé que s’engagent de réelles discussions sur l’ensemble de ces questions.

Nous avons insisté sur la nécessité de faire réussir tous les élèves et rappelé les pistes que le SNUipp avance : nécessité de plus de temps de concertation, de possibilités de travail en petits groupes sur le temps scolaire, de renforcer les RASED, la formation des enseignants…

Le Ministre a confirmé ses annonces :

- suppression du samedi matin,

- réduction du temps scolaire des élèves à 24 heures.

Pour les enseignants, le temps de service reste fixé à 27 heures qui se déclineraient en : 24 heures (classe), 1 heure (27ème heure, inchangée), 2 heures « pour les élèves qui en ont le plus besoin ».

Il a évoqué la possibilité pour les enseignants de maternelle d’effectuer les deux heures en cycle 2 de l’école élémentaire.... !

Nous avons rappelé l’importance des RASED et nous nous sommes inquiétés des conséquences du dispositif sur leurs missions : le Ministre s’est voulu rassurant en indiquant que les RASED ne seraient pas remis en question.

Il a également annoncé qu’il faudrait « sans changer fondamentalement les programmes, rappeler de façon nette les objectifs de l’école primaire dans un document resserré, accessible à tout parent ». Dans cette hypothèse, nous avons insisté sur la nécessité de consulter les personnels. Le Ministre a accepté, comme nous l’avons demandé, d’organiser une « journée banalisée ».

A la demande de concertations, le Ministre a répondu qu’il entamait des discussions dès la fin de la semaine et qu’il envisageait un relevé d’étapes d’ici début novembre sur les principes directeurs du dispositif. Les discussions devraient se poursuivre sur les modalités concrètes jusqu’au deuxième trimestre.


Le SNUipp pense indispensable d’ouvrir largement les débat partout : entre collègues, avec les collectivités locales, avec les parents. Profitons des premiers conseils d’école pour s’emparer de la question tant que les décisions du ministre ne sont pas arrêtées.

Semaine à 4 jours : éléments pour débattre

La suppression du samedi matin est une décision du Ministre de l’Education nationale. Il argumente sur l’évolution de la société et affiche comme objectif de mieux prendre en charge les élèves en difficulté : donner plus à ceux qui en ont le plus besoin, sans moyen supplémentaire, en considérant que tous n’ont pas besoin d’autant...

L’efficacité de cette mesure pour lutter contre les inégalités sociales et scolaires est peu crédible. Le SNUipp a d’autres propositions, élaborées avec la profession, sur la base de « plus de maîtres que de classes » pour assurer la réussite de tous les élèves. Il continue de les porter et met tout en oeuvre pour les faire prendre en compte.

Les militants du SNUipp considèrent que la réflexion doit être menée largement parmi les collègues sur ces questions afin de pouvoir peser sur des décisions qui annoncent des modifications importantes pour l’organisation de l’école. Pour la première fois, tous les élèves n’auront pas le même volume horaire à l’école primaire.

En effet si l’annonce est ferme, les modalités d’organisation des 2 heures ne sont pas finalisées. Des discussions sont ouvertes, des principes devraient être fixés très rapidement.

La mesure est plutôt populaire si on s’en réfère aux sondages dans l’opinion publique. Elle répond à une certaine demande dans la société. Cette question traverse aussi la profession.

A ce jour, le ministère envisage la possibilité d’organisation suivante pour les deux heures dégagées :

· le mercredi matin.

· ½ heure chaque jour après la classe ou pendant la pause méridienne.

· 1 heure après la classe, deux fois par semaine.

Le ministère devrait proposer un calendrier de réunions dans les jours qui viennent.

Il est donc essentiel de débattre largement de ces questions et de nous faire remonter le plus d’informations possible, dans des délais très brefs !

Toute une série de questions sont soulevées par cette décision ministérielle qui appellent des appréciations claires :

a - Sur le plan pédagogique

· Quelles conséquences sur l’ensemble des rythmes scolaires ? (journée, semaine, alternance périodes congés-classe), continuité des apprentissages.

· Quelle conséquences sur les programmes ? (allègement ? ré-aménagement ?).

· Allongement de la journée pour certains élèves en difficulté ? · Risque de stigmatisation des élèves en difficulté.

· Pas d’amélioration de l’organisation du temps de travail en classe entière pour améliorer la réussite de tous.

· Quel type de travail mener avec les élèves concernés : en très petit groupe, voire individuellement ?

· Place des réseaux : quelle articulation du travail mené sur ce temps « en plus » avec celui mené par les personnels des réseaux ?

· Quelle conséquence aura la diminution de l’horaire pour la majorité des élèves ? Pour les élèves qui connaissent le plus de difficultés ?

b- Organisation de l’école :

· Inégalités territoriales : les « enfants qui en ont le plus besoin » sont plus nombreux dans certaines écoles que dans d’autres : quelles conséquences pour les élèves ? pour les personnels ?

· Obligation de présence pour les élèves en difficulté sur les heures « supplémentaires » ?

· Ramassage scolaire en zone rurale ?

· Participation des enfants/des enseignants aux activités périscolaires (soir, mercredi), organisation des études.

· Quel lien entre travail scolaire, aide aux devoirs et accompagnement éducatif ?

· Rencontre avec les familles (souvent reçues à 16 h 30).

· Place des enseignants de maternelle dans le dispositif : l’allongement de la journée scolaire (ou autre organisation) est-il envisageable avec les plus petits ? Que font les enseignants de ces classes-là ? Le Ministre envisage qu’ils effectuent les 2 heures au cycle 2 de l’école élémentaire.

c- Pour les enseignants :

· Pour les enseignants, s’il ne s’agit pas d’une réduction du temps de travail, la prise en charge des élèves en difficulté demande réflexion et structuration. Cette réorganisation des heures de travail diminue-t-elle leur charge de travail ? (Pour rappel, dernière mesure, 27ème heure : 1989, mesure précédente, suppression samedi après-midi : 1969).

· Avoir du temps pour s’occuper des élèves en difficulté de façon très individualisée

· Samedi libéré ?

d- pour les familles

· Samedi libéré (familles recomposées, garde alternée,...).

· Aide à leur enfant.

e- les modes de décisions

· Qui décidera au final ? La déclinaison sera-t-elle nationale ? A quel échelon de territoire (Académie, circonscription, commune, école) la souplesse, si elle existe, sera-t-elle possible ?

· Quel rôle pour le conseil des maîtres ?


Les seules ressources du SNUipp sont les cotisations.

C’est décidé, moi aussi, je me syndique

pour l’année scolaire 2007-2008.

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