www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 95

Recherche par mots clé

Vous êtes actuellement : Archives  / Archives 2007-2008 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
1er février 2008

Heures du samedi : la réussite s’éloigne par manque de temps

Pas totalement finalisées, les orientations ministérielles ne dégageraient que très peu de temps supplémentaire pour les équipes enseignantes. Un rendez-vous manqué qui met en lumière une politique éducative éloignée de l’exigence de réussite.

24 + 3. Tout au long des discussions engagées avec le ministère depuis octobre, le SNUipp a réitéré fermement sa revendication sur la nécessité de temps pour les équipes enseignantes. Du temps pour travailler en équipe, se concerter, réfléchir afin d’élaborer ensemble les réponses adaptées à la diversité de la difficulté scolaire sur le temps de classe. Du temps pour absorber une charge de travail qui n’a cessé de s’alourdir ces dernières années. À l’évidence, la décision du ministère de supprimer, de manière unilatérale, deux heures de classe par semaine pour tous les élèves n’ouvre aucune perspective pour commencer à transformer l’école pour la réussite de tous. Et pourtant, les marges de manoeuvre existaient. Le volume horaire dégagé aurait pu prendre en compte la complexité des missions assignées à l’école qui nécessite pourtant d’être appréhendée et maîtrisée dans l’exercice du métier d’enseignant (équipes éducatives, réunions avec les parents, PAI, PPRE, PPS, conseil des maîtres, évaluation, scolarisation des enfants en situation de handicap…). Le SNUipp a pointé les risques qui pèsent sur les RASED et sur la formation continue.

Au final, les orientations ministérielles ( lire l’article ) n’aident pas à mieux prendre en charge ces exigences. Elles ne correspondent pas non plus aux nombreuses réponses du questionnaire lancé par le SNUipp auprès des enseignants ( voir les réponses ).

Elles n’apportent pas une réponse pertinente à la question de la difficulté scolaire. « 68 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés » et 4 heures pour préparer ces interventions constituent des propositions inacceptables, en l’état, pour le SNUipp. Sans compter, toutes les prescriptions ministérielles (programmes, b2i, sécurité routière, EDD) qu’il faut continuer de mettre en oeuvre avec moins de temps d’enseignement pour tous. Bernard Laporte, secrétaire d’état au sport a annoncé sa volonté de voir une quatrième heure d’EPS en primaire. Les enseignants de maternelle concernés par le dispositif d’aide directe seront appelés à prendre en charge certains enfants sur la maîtrise de la langue orale. Ils pourraient intervenir en élémentaire avec des enfants de cycle II. Qui en décidera ? Comment se concerter avec l’enseignant d’élémentaire ? Pour quels frais de déplacement ?

À travers ce dossier et les autres mesures avancées, c’est toute la politique éducative du ministère qui est interrogée. Dans un cadre budgétaire contraint, celui-ci renvoie la prise en charge de la difficulté scolaire en dehors du temps de classe. Pour ces mêmes élèves, Xavier Darcos annonce des stages d’une semaine de remise à niveau lors des congés de printemps 2008. Il prévoit la mise en ligne des résultats des élèves aux évaluations CE1 et CM2. Enfin, le ministre demande un nouveau mode d’évaluation des enseignants réorienté vers les acquis et les progrès des élèves.

Sur tous ces points, le SNUipp interpelle à nouveau le ministre. La réussite de tous appelle d’autres réponses : du temps, plus de maîtres que de classes, une réaffirmation de la maternelle, de la formation.

 

16 visiteurs en ce moment

*Top

SNUIPP95 - Maison des Syndicats 26 rue Francis Combe 95014 Cergy Cedex - tél. 01 30 32 21 88 - Fax :01 30 32 39 12

snu95@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 95 , tous droits réservés.