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Dispositif Étudiants Apprentis Professeurs (étudiants inscrits en L2 ou L3)

Le ministère a présenté aux organisations syndicales un nouveau dispositif « Étudiants Apprentis Professeurs », qui remplace le dispositif « Emplois Avenir Professeurs » pour lequel aucun nouveau recrutement n’est effectué.

Ce dispositif est ouvert aux étudiants, inscrits en L2 ou L3, se destinant aux métiers de l’enseignement et qui auront vocation à relever en M1 du nouveau dispositif de recrutement par contrat d’alternance en expérimentation dans les académies de Créteil et Guyane.

Il prévoit deux demi-journées en école ou établissement chez un « maître d’apprentissage » et est assorti d’une rémunération correspondant à un pourcentage du SMIC (de 61 % à 81 % selon situation) induisant la perte du bénéfice des bourses.

200 recrutements sont prévus pour le premier degré cette année, dans les académies de Créteil, Versailles, Guyane et Reims

CE QU’EN PENSE LA FSU et LE SNUipp Communiqué FSU

“Étudiant-Apprenti-Professeur” : ni avenir, ni apprentissage

Le ministère vient de présenter le dispositif “Étudiant-Apprenti-Professeur” qui se substitue à cette rentrée aux « Emploi-Avenir-Professeur » dont aucun bilan n’a été tiré.

Contrairement aux objectifs affichés, les conditions de ce dispositif ne permettront pas de démocratiser l’accès aux métiers d’enseignants, ni de préparer efficacement aux concours de recrutement. En effet, les étudiants boursiers, pour qui ce dispositif est d’abord destiné, perdent le bénéfice des bourses et des droits afférents. La présence en école ou en établissement ne s’articule pas à la formation universitaire, ce qui ne permet pas de construire une formation professionnalisante.

Quant à la préparation aux concours, elle est compromise. En effet, les apprentis en licence devant être deux demi-journées sur le terrain, seront privés d’une partie importante de la formation puisqu’aucune université n’est en mesure de construire des emplois du temps intégrant une telle contrainte. Pire, les étudiants se verront proposer ensuite, l’année du concours, le M1 alternance, avec une responsabilité de classes et toujours moins de formation. Amputant gravement les horaires universitaires, ce dispositif déporte donc la formation vers un mimétisme des gestes professionnels. Il remet en cause le fait que les enseignants et CPE sont concepteurs de leur métier. Par ailleurs, l’État utilise systématiquement ainsi le salariat étudiant et précarise l’entrée dans le métier.

La FSU ne peut approuver un tel dispositif inadapté à l’objectif de démocratisation tout comme à celui d’enrayer la crise du recrutement.

La FSU sera aux côtés des étudiants qui s’engageront dans le dispositif Étudiants Apprentis Professeur pour les informer, les défendre et exiger qu’ils gardent le bénéfice de leur bourse et que leur formation universitaire ne soit pas amputée. La FSU réaffirme la nécessité de revaloriser les bourses jusqu’à l’allocation d’autonomie pour permettre à tous les étudiants d’accéder au master, et de mettre en place des pré-recrutements pour rendre attractifs nos métiers et les démocratiser.

POUR EN SAVOIR PLUS...

http://www.education.gouv.fr/cid93525/l-apprentissage-une-nouvelle-voie-pour-devenir-enseignant.html

http://observatoire-fde.fsu.fr/IMG/pdf/article_eap_site_observatoire-2.pdf

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